30
août
La photographie compte parmi les nombreux talents de Karl Lagerfeld. Passionné depuis 1987, l’incontournable créateur de mode est également célèbre pour son amour de la pellicule.
Auteur de toutes les campagnes publicitaires pour la Maison Chanel, il est l’auteur de plusieurs livres de photographies dont les récents La beauté de la violence et Métamorphoses d’un Américain. Caché derrières ses intemporelles lunettes noires, il regarde et saisit le monde et la mode avec l’œil de l’appareil.

La Maison Européenne de la Photographie propose de découvrir son travail en deux temps : une première partie dévoilant ses clichés mêlant portraits, images de mode, et photographies plus personnelles, tandis que la seconde partie livre ses réflexions et expérimentations autour du tirage.
Au delà de son travail de créateur, l’homme tient aussi les rênes de la librairie parisienne de photographies 7L, située au-dessous de son studio personnel. La sélection de livres exposée reflète les passions personnelles du Kaiser, un mélange d’ouvrages rares et classiques.
Parcours de travail, Karl Lagerfeld
Du 15 septembre au 10 octobre 2010
Lieu : à la Maison Européenne de la Photographie, 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 20h
Tarif : de 3,50€ à 6,50€
dans Life Style
Publié par
Christophe
02
août
Album annoncé le 1er avril 2008 et né en juin 2009 de la collaboration du producteur Brian Burton (Danger Mouse) et de Mark Linkous (Sparklehorse), Dark Night of the Soul est un projet tout au moins aussi tumultueux qu’un rêve éclairé de l’iconoclaste David Lynch, participant également à la supervision de l’album.

Un an après sa mise à disposition au format numérique, l’objet se révèle au public dans une version disque / livre collector accompagnée de photos originales de David Lynch, indispensable pour les collectionneurs et les fétichistes du maître du social surréalisme.
Mystifié par les ténors de la scène musicale indie, The Flaming Lips, Gruff Rhys (Super Furry Animals), Jason Lytle (Grandaddy), Julian Casablancas (The Strokes), Black Francis (Pixies), Iggy Pop (The Stooges), James Mercer (The Shins), Nina Persson (The Cardigans), Suzanne Vega et Vic Chesnutt, Dark Night of the Soul rend hommage à la griffe inimitable de l’écriture de Mark Linkous, décédé depuis.
Album choral obscur et étincelant, Dark Night of the Soul peut assurément aider à se détourner du tourment de l’âme humaine et sa difficulté à atteindre Dieu, expression prononcée par Saint Jean de la Croix, en écho au titre si symbolique du disque.
dans Trax
Publié par
Christophe
27
juil
L’originalité de l’œuvre de Frédéric Platéus vient pour une part de sa fascination pour certains objets et figures liés au sport, à la technologie et à la science fiction. D’une autre part cette originalité vient de son aller et retour avec les mouvements issus de la culture populaire et urbaine.
Sa sensibilité à l’environnement citadin fait de lui un « peintre de la vie moderne » attaché aux mots dans l’art, à l’objet, aux reflets. Ses œuvres génèrent des sortes d’ovnis à l’image de Proteus IV, le robot du film de Donald Cammell, qui se fabrique un corps géométrique à partir d’un cube ayant la faculté de se mouvoir dans l’espace en se déployant en formes pyramidales.
Si chez beaucoup de photographes la sculpture est virtuellement présente dans la façon de creuser l’espace, de jouer avec les modèles, de cadrer l’architecture, chez Platéus les photographies, les graffitis en néons, les patchs, renvoient à la sculpture comme rêve d’une image parfaite.

Phantom Works, Frédéric Platéus
Jusqu’au 31 juillet 2010
Lieu : à la Galerie Marion Meyer Contemporain, 3 rue des Trois Portes, 75005 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h
Tarif : entrée libre
dans Beaux Arts
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Christophe
19
juil
Flying Lotus. Extra. Trippy.
dans Trax
Publié par
Christophe
21
juin
Pour la première fois, les établissements voisins que sont le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’associent pour présenter une exposition commune dédiée à la nouvelle garde des artistes français. Un panorama aussi prometteur qu’hétéroclite de l’art contemporain hexagonal.
Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l’énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes. Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d’en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale.

La formule, bien que séduisante, est périlleuse. Toute exposition monographique ou thématique trouve son unité dans son propos : découverte d’un artiste dans un cas, réflexion historique, sociologique ou esthétique dans l’autre.
Un projet comme Dynasty, en revanche, s’expose à un écueil de taille : à vouloir montrer la multitude, on risque de sacrifier la pertinence et l’intérêt. En découvrant une succession d’œuvres sans homogénéité, on est tenté de rester en surface, en jetant des coups d’œil ici et là sans sonder chaque travail avec l’attention qu’il mériterait. Un patchwork peut-il faire office d’étendard ?
Dynasty
Jusqu’au 5 septembre 2010
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo, 11 et 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h (le jeudi jusqu’à 22h)
Tarif : de 6€ à 9€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe