23
avr

Il dit qu’il est né du deuil. Sa mère n’a porté que du noir en raison de décès constants dans la famille. C’est pourquoi il aime tant la couleur, le rouge en particulier, dit-il.

Pedro Almodovar a vu le jour dans un petit village de La Mancha. Très tôt le cinéma, les stars le fascinent. Il collectionne les vignettes des vedettes d’Hollywood qu’il trouve dans les plaquettes de chocolat. Il se passionne pour Sara Montiel et aux autres vedettes de mélos espagnols.

Sa première caméra super 8, il l’achète avec son salaire lorsqu’il travaille à la compagnie de téléphone. Il filme tout, Madrid dans tous ses émois. La ville, les gens. Chanteur, acteur, metteur en scène, il participe à la Movida. Et son premier film Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, arrive comme une bombe qui explose à la face des bien-pensants.

Pedro Almodovar naît dans l’underground au cinéma. Mais c’est avec Femmes au bord de la crise de nerf qu’il atteint une notoriété hors des frontières espagnoles. Parle avec elle le consacrera. Et on attend son prochain film Volver qui sera présenté au Festival de Cannes.

Aujourd’hui la Cinémathèque française lui rend hommage avec une rétrospective et une exposition passionnante.

L’homme de la Mancha

Almodovar Exhibition !
Jusqu’au 31 juillet
Lieu : à la Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris
Tarifs : de 6€ à 9€

Source : Figaroscope

16
avr

Les dragons ont résisté longtemps. Mythe fondateur de plusieurs cosmogonies antiques sur plusieurs continents, cet animal composite, né de toutes pièces de l’imagination humaine, a été tué officiellement par Georges Cuvier (1769- 1832), lorsque ce dernier a instauré les bases de la classification des grands groupes animaux. Jusqu’alors, on trouvait encore de faux dragons dans les cabinets de curiosités ou dans le commerce.

Pour retracer ce mythe universel, ses origines et ses multiples aspects, le Museum national d’Histoire naturelle lui consacre une exposition, Dragons entre science et fiction, dans la Grande Galerie de l’évolution, à Paris.

Les dragons, mythe universel

La trace la plus ancienne du dragon (qui vient du mot grec drakon, lui-même dérivé du verbe derkomai, qui signifie regarder avec intensité), vieille de six mille ans, a été découverte en Chine. Encore fêté aujourd’hui comme symbole du renouveau, de la fertilité et de l’abondance, le dragon chinois est à l’origine des dynasties impériales. Mais du serpent à plumes des Aztèques (Quetzalcoatl) au dragon-serpent en Indonésie, du Tiamat de Mésopotamie au dragon de Saint-Georges en Europe, le mythe a connu sur toute la planète une étonnante diversité de formes.

Dragons, entre science et fiction
Jusqu’au 6 novembre
Lieu : au Museum national d’Histoire naturelle, 6 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Horaires : du mercredi au lundi, de 10h à 18h (le samedi jusqu’à 20h)

Source : Le Monde