24
oct

La 33ème Foire internationale d »art contemporain se réinvente en deux lieux sur un même axe, de la Cour Carrée du Louvre au Grand Palais, en passant par le jardin des Tuileries. Visite d »un chantier historique à J-1 de son ouverture au public.

Comme on l’a déjà vu pour la Biennale des Antiquaires, l’énorme surface du Grand Palais (13 000 m² se réduit à seulement 4 000 m² de stands à cause des normes de sécurité à respecter. Un format plus resserré donc qu’à la Porte de Versailles, de 20 m² à 91 m² (les galeries Lelong, Templon ou Waddington). Il a fallu garder 98 exposants sous la nef, soit 168 galeries au total sur les 450 candidats (25% de plus que l’an dernier). Avant même d’être assurés du retour de la reine des foires nationales au Grand Palais, 91% des participants à la Fiac 2005 voulaient déjà revenir, contre 98% pour la Foire de Bâle, le must international. Un bon point. Mardi matin, le premier camion entrait sous la nef, au grand émoi de ces deux jeunes militants de la cause française, convaincus de notre exception culturelle qui laisse plus de liberté, de surprise, donc de découverte au-delà des lois du strict marché.

Assez pros pour avoir motivé les fidèles (Waddington, Karsten Greve, Chantal Crousel), suscité le retour des anciens (Jan Krugier, Marian Goodman ou Gmurzynska qui triomphe à Beaubourg avec Yves Klein) comme des nouveaux qui brillent (Sadie Coles et Massimo de Carlo, vedettes à Frieze 2006). Après l’arrivée remarquée à la Fiac 2005, d »Annely Juda (Londres), de Eva Presenhuber (Zurich) ou de Hauser & Wirth (Londres, Zurich). Assez modestes pour laisser advenir tous les évènements parallèles. Heureux en somme de toute cette effervescence de Paris.

La Fiac 2006, un vrai pari au coeur de Paris

Fiac 06
Du jeudi 26 au lundi 30 octobre
Lieu : au Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris et à la Cour Carrée du Louvre, rue de Rivoli, 75001 Paris
Tarifs : de 10€ (étudiants d’écoles d’art et titulaires de la carte Louvre jeunes) à 20€
Horaires : de 12h à 21h (le lundi 30 de 12h à 17h)

Source : Le Figaro

21
oct

Rien se perd tout prolifère, quand la presse underground explose entre 1965 et 1975, tout un tas de concepts et de mœurs parfaitement subversifs bourgeonnent avec elle.

La presse alternative a été pionnière en bien des domaines et sur bien des idées. Elle a préparé les esprits à des changements très actuels. Un gisement d’utopies et de concepts qui servent aujourd’hui à nourrir l’art et la contestation, mais qui s’avèrent aussi très utiles au marketing et aux rabâchages des magazines féminins. Une source d’inspiration intarissable.

L’écologie politique, avec le Earth Day, le 21 avril 1970, qui mit 20 millions de personnes dans les rues et les jardins, quand les écolos passaient pour des extra-terrestres. La Free Press, c’était quand même des hippies. Sexe, acide, naturisme, nomadisme, Katmandou, les beatniks et Kerouac.

Les théories anti-consuméristes. Le premier casseur de pubs était américain, Jospeh H. Berke, auteur du premier livre culte sur la contre-culture, Counter Culture, paru en 1969. C’est aussi le début de la critique des médias manipulateurs et de l’anti-pub contre le matraquage et l’aliénation mentale.

Un mode d’action non violent, et la désobéissance civile. On chie sur les politiciens. La une de Other Scenes en novembre 1968, Fuck Nixon, son opposant démocrate Humphrey et le gouverneur pourri d’Alabama, Wallace.

La désillusion. Brave New Morning, la mort du hippie. Oz fait de la provoc et du mauvais esprit avec Aldous Huxley, en titrant Yippie, Some Revolution. Vu d’aujourd »hui, ils n »avaient pas tout à fait tort.

Les modes avant les autres. La free-press invente le trash, et popularise le SM qui devient branché. C’est officiel, Sade est devenu un mec cool. Mick Jagger se fait badigeonner de rouge à lèvres en couv’ du International Times.

Les concepts de la Free Press

Le bouquin de Jean-François Bizot Free Press – La contre-culture vue par la Presse Underground est disponible en anglais et en français dans toutes les librairies

Source : Novaplanet

21
oct

Réalisé à partir de photos et de séquences vidéos, le montage de 4 Ton Mantis (issu de l’album Supermodified paru en 2000) reste tout bonnement une excellente vidéo. A voir ou à revoir… Et à écouter surtout !

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.
15
oct

Il en va des grands malades, comme des week-ends, chaque semaine, ils reviennent, plus stimués (stimulants ?) que jamais. Des motivés – probablement des apprentis dactylos – ont dé qu’il fallait pourvoir les géants qui habitent notre planète d’un ordinateur décent.

Alors, évidemment, ils n’ont réalisé pour le moment que le clavier. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, le reste devrait suivre. Et puis, les géants ne se sont pas encore manifestés, donc pour le moment, tout va bien.

N’empêche qu’à voir le personnel mobilisé, et la taille des parpaings, il doit pas craindre grand-chose ce clavier.

Prends pas mon clavier pour un banc public !

Source : PCInpact

07
oct

Pour sa cinquiéme édition, Nuit Blanche, manifestation culturelle gratuite entrée dans le paysage parisien, fera vibrer la capitale sous les auspices du métissage, dans la nuit de samedi à dimanche.

Expositions nocturnes et éphémères dans une ambiance festive permettront aux Parisiens de se réapproprier leur ville, selon Christophe Girard, adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë et père de Nuit Blanche.

Cette année, six quartiers seront offerts à l’art contemporain : Goutte d’Or, Carpentier (XIIIe), Marais, Bercy-Tolbiac, Beaugrenelle, Champs-Elysées/Concorde.

L’idée a fait le tour du monde. Bruxelles, Rome, Naples ou Montréal ont leurs Nuits Blanches. Toronto et Riga les rejoignent cette année, en attendant Rio de Janeiro, New York, Tokyo.

La Concorde en bleu Klein
Le clou de cette manifestation sera l’illumination de l’obélisque de la Concorde en bleu Klein, cette nuance cobalt dont l’artiste avait voulu envelopper la fameuse place dès… 1956. L’avoir en 2006, « c’est un très beau signal de modernité et de respect de l’histoire de l »art contemporain », souligne Christophe Girard, alors que Beaubourg accueille une rétrospective Yves Klein.

Nuit blanche et métissée

Confiée à deux nouveaux directeurs artistiques, qui dirigèrent le palais de Tokyo, Jérome Sans et Nicolas Bourriaud, la Nuit Blanche cuvée 2006 proposera une cinquantaine de projets d »artistes.

Un portrait géant de Coluche ornera la rue Myrha à la Goutte d’Or, brossé par le peintre chinois Yan Pei-Ming. Un gigantesque crâne composé d’ustensiles de cuisine indienne par l’Indien Subodh Gupta sera posté à l’église Saint-Bernard. Un monumental collier en verre de Murano de Jean-Michel Othoniel, hommage à Peggy Guggenheim, sera visible au Crédit Municipal. L’hôtel d’Albret accueillera un alignement de chaussures en bronze portant chacune une bougie d’Erik Dietman.

Concert subaquatique, son et lumière
Le coup d »envoi sera donné à l’Hôtel de Ville qui abritera un mobile de gigantesques sphères noires signé Xavier Veilhan, sur une musique de Sébastien Tellier.

Petit Palais et Grand Palais seront de la fête : scintillement de Carsten Höller pour l’un, sculpture-offrande de bonbons de Felix Gonzalez-Torres devant l’autre.

Du concert subaquatique de la nouvelle piscine sur Seine au pique-nique sous un ciel de drapeaux africains proposé par Pascale-Marthine Tayou boulevard Masséna, on pourra passer à un son et lumière de Thierry Dreyfus à la BNF.

Hors Paris, Versailles Off proposera une visite inédite du parc et du château investis par artistes et créateurs, confiée à Christian Lacroix. Amiens organisera sa première Nuit Blanche, tout comme Gentilly (Val-de-Marne) qui inaugurera Le générateur, espace dédié à l’art contemporain avec un hommage à l’artiste californienne Anna Halprin.

Les noctambules se déplaceront grâce à trois bus navettes, des batobus sur la Seine, le métro 14 et le RER C (gratuits) ainsi que 2350 bicyclettes, elles aussi gratuites.

Le programme de la Nuit Blanche

Source : Le Figaro