12
nov

Paris Hilton en Marie-Antoinette, Leonardo DiCaprio en prince Desiré et Noureev en Snow Prince. L’étonnement est de taille. Dans quel monde sommes-nous ? Celui de Karen Kilimnik qui s’empare de la réalité pour la porter vers un rêve à travers une série de trois installations.

Son Antechambers, qui se voudrait une folie XVIIIème siècle, est en fait la copie d’un décor de la série TV Dynastie, avec sur le mur des faux Goya, faux Gainsborough, faux Reynolds. Une trivialité qui enchante au-delà de l’anecdote même, et nous transporte dans un monde où l’enfance construit le rêve. Même impression avec The Grotto, installation d’un bassin entouré de lierre et de sculptures. Décor idyllique pour un ballet classique. Danseurs et danseuses ne sont plus que des fantômes, dont les portraits sont enfermés dans des cadres, Rudolf Noureev en est la grande figure tutélaire.

Quant à l’un de ces paysages que l’on peut voir accrochés ici et là , il se pourrait bien que ce soit un de ces cottages où les Rolling Stones se sont fait arrêter pour détention de drogue. Il n’y a pas de perversité chez Karen Kilimnik, bien au contraire, mais une manière de démystifier le conte de fées tout en lui restituant son pouvoir magique, celui de nous transporter dans un autre monde.

Les feuilletons de Karen

Karen Kilimnik
Jusqu’au 7 janvier
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Tarifs : de 2,50€ à 5€
Horaires : du mardi au dimanche de 10 à 18h (nocturne le mercredi jusqu’a 22h)

Source: Figaroscope

12
nov

Prenons quelques ingrédients tout droit venus de Sergio Leone, des Shaw Brothers, de Star Wars et de Retour vers le futur saupoudrés d’une réalisation Tarantinesque et nous voilà en possession d’un clip digne d »un western spaghetto-holographique post-moderne ! C’est signé Muse par la force des choses…

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05
nov

Ninja Attack!

2006 à 1:42 | Commenter

Le label Ninja Tune était à Paris, c’était sur les quais de Seine, au Batofar. Le changement de dimension(s) n’avait pas l’air de troubler Bonobo. Simon Green, que l’on a sans doute trop vite classé dans la catégorie chill out, propose avec ses six musiciens un show très cool mais réellement émoustillant. La formation réveille l’esprit des groupes de soul et de jazz des années 70, mélange de maîtrise technique, d’arrangements efficaces et de décontraction.

La rythmique parfaite, tenue par Jack Baker à la batterie et Simon Green à la basse, autant que les envolées mélodiques du saxophoniste Tom Chant subliment le côté le plus jazz de Days To Come, le dernier album. Et c’est du coup la voix de la chanteuse Bajka, plus proche des standards trip-hop (notamment dans ses collaborations avec le combo germain Beanfield), qui paraît délicieusement décalée. Une performance réjouissante, dansante et jamais assommante qui augure d’une belle ambiance pour le reste de la soirée.

Et ce n’est pas Coldcut qui risque de démentir ce pronostic. Les deux fondateurs de Ninja Tune, Jonathan Moore et Matt Black, sont venus présenter la version remix accompagné d’un DVD de Sound Mirrors, leur album paru en début d’année. Le show sera court mais dense, comme si les deux fondateurs du label avaient voulu combler leurs fans sans éclipser leurs protégé. On assiste donc à un défilé des titres les plus célèbres du duo, de Timber à Paid In Full ou Cooking With Coldcut, en passant par Walk A Mile In My Shoes et True Skool, deux hits tirés de Sound Mirrors.

Et comme si ça ne suffisait pas, les clips engagés et drôles ainsi que le flow de Juice Aleem de New Flesh viennent renforcer ce déluge de beats irrésistibles. Il faudra pas moins de deux rappels pour enfin calmer le public qui aura même droit, en guise d’aurevoir, à un remix audio et vidéo inédit de Requiem pour un con. La classe, jusqu’au bout.

Ninja Attack!

En dépit de l’humilité de Coldcut, il n’est jamais facile de leur succéder. La tâche s’annonce donc rude pour Zero Db qui doit retenir un public qui commence déjà quitter la salle. Ne restent que les danseurs les plus acharnés, ce qui semble suffire à Christopher Vogado et Neil Combstock. Il est vrai que leur prestation relève plus du set de DJ que de la performance scénique. Penchés sur leurs platines et leurs machines, les yeux et les mains rivés sur les potars, les deux DJ n’offrent pas un spectacle très visuel.

Bongos, Bleeps & Basslines, leur dernière production, sert de fil conducteur à un set plutôt dansant mais pas forcément à sa place dans une configuration de concert. D’autant plus qu’avec une salle non-fumeur et un bar qui ferme tôt, la Cité de la musique n’est sans doute pas l’endroit idéal pour clubber, mais reste un bel endroit pour les musiques actuelles, comme Ninja Tune l’a démontré avec brio jeudi soir.

Source : Novaplanet

01
nov

Un nouveau clip d’Amon Tobin, cette fois-ci celui de Proper Hoodidge, issu de l’album Out From Out Where paru en 2002.

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