28
mai

La galerie rénovée, qui rouvre après trente-cinq ans de fermeture dont treize de travaux, permet de mettre en valeur les principales productions de cette manufacture parisienne, active depuis quatre siècles.

Cette Galerie a été construite au début du XXe siècle par Jean-Camille Formigé (1845-1926) dans l’enceinte de la Manufacture (Paris 13ème). Elle a pour vocation de servir d’espace d’exposition aux tapisseries, meubles et objets d’arts issus des ateliers de création ou de restauration du Mobilier national et des Manufactures. Pour célébrer sa réouverture, la Galerie propose « Les Gobelins 1607-2007, Trésors dévoilés – Quatre siècles de création » (du 12 mai au 30 septembre), une exposition en trois volets qui démarre délibérément, au rez-de-chaussée, par les créations les plus contemporaines.

Les Gobelins, d’une galerie l’autre

Une cinquantaine de meubles, tapis ou tapisseries portent les noms d’Alechinsky, Hains, Portzamparc, Othoniel ou Matali Crasset. Une chaise design signée Christophe Pillet sert depuis 2000 à meubler la tribune présidentielle du 14 juillet à la Concorde, une tapisserie dessinée par Garouste meublait Matignon sous Jean-Pierre Raffarin.

Au premier étage, le visiteur découvre les origines des trois manufactures – Gobelins, Beauvais, Savonnerie – avec des tapisseries les célébrant.

Clou de l’exposition, une tenture – terme désignant un ensemble de tapisseries – exceptionnelle, la « Tenture Royale d’Artémise » est montrée au public pour la première fois depuis sa création au XVIIe. L’ensemble de ses 15 tapisseries a été reconstitué, alors que sept seulement étaient restées dans le Mobilier national. Les huit autres avaient été dispersées. Elles viennent d’être rachetées pour 1,825 million d’euros grâce au mécénat de la banque Natixis.

44 objets d’art évoquent « le mobilier du pouvoir », du socle d’une pendule – la pendule a brûlé – livrée à Louis XVI en juillet 1789 à un immense bénitier de cristal offert à l’impératrice Eugénie ou de grands candelabres meublant l’Elysée jusqu’en 1950.

Quelques œuvres exposées :

Galerie des Gobelins
Lieu : à la Manufacture des Gobelins, 42 avenue des Gobelins , 75013 Paris
Tarifs : de 4€ à 6€
Horaires : du mardi au dimanche de 12h30 à 18h30

Source : France 2

24
mai

Du nom de la célèbre police créée par Max Miedinger en 1957, Helvetica est un documentaire de Gary Hustwit sur la typographie, le graphisme et plus généralement l’inscription des polices dans notre univers urbain quotidien.

« Helvetica », le film typographique de Gary Hustwit

Pour ce film, le réalisateur a rencontré les graphistes et designers parmi les plus innovants de la scène internationale (Wim Crouwel, Erik Spiekermann, Jonathan Hoefler, Neville Brody, Stefan Sagmeister, Massimo Vignelli, Matthew Carter, etc.). Et il les a questionné sur leur utilisation de la typographie, leur travail et leur processus de création.

Le documentaire sera projeté vendredi 25 et samedi 26 mai au Palais de Tokyo (Paris). Le vendredi, la séance sera suivie d’un débat sur le graphisme en présence du réalisateur.

1 extrait vidéo issu du documentaire :

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Source : Ecrans

16
mai

Des photographies avec un angle bizarre, alternatif, inattendu. C’est ce qu’ont choisi de défendre les deux créateurs de FILE magazine.

FILE Magazine, la photographie inattendue

La Collection affiche 1186 « photographies inattendues » et intéressantes, à l’instar de cette œuvre de Wade Griffith (ci-dessus). Et la galerie de Projets regroupe près de 90 d’artistes indépendants choisis pour leur « réinterprétation des genres traditionnels » et leur traitement personnel et original des sujets.

Aux nombreux paysages urbains – Top Vegas, Grounds, Covered Up, etc. – répondent de légers souvenirs, des jeux abstraits et d’insolites vues de vaches.

Quelques clichés :

Birds - Rachael SudlowUntitled - Jenny JamesStorm - Megan TroyerCeci - Emiliano Granado

Source : Ecrans

13
mai

Lorsque le Belge Vincent Kenis a rapporté du Congo le disque extraordinaire de Konono n°1, groupe bricolant l’électrification des instruments de la tradition, on n’imaginait pas que ce son-là atterrirait dans une chanson produite par Timbaland, producteur de ­Justin Timberlake ou Snoop Dogg. Pourtant on entend les likembés électriques de Konono n°1 dans Earth Intruders, la chanson d’ouverture de Volta, septième album studio de Björk, paru cette semaine (chez Universal).

La païenne liberté de Björk

Le casting de ce disque est significatif, avec Min Xiao-Fen au luth pipa, Toumani Diabaté à la kora, les fidèles Mark Bell ou Damian Taylor derrière les manettes, Timbaland comme stagiaire en outrance… La surprise est surtout dans la puissance de feu de Volta : la folie de la pochette et les costumes cinglés que Björk arbore, les clameurs de « turmoil ! carnage ! » dès les premières secondes, l’ampleur cinématographique de l’orchestre à vents ou des bruitages de port entendus çà et là, la puissance des rythmiques. Une fois de plus, la révolution. Depuis Debut, son premier album, en 1993, on a pris l’habitude de guetter les sauts que Björk impose aux musiques populaires, comme ces dompteurs des contes qui savent aussi bien domestiquer le loup féroce que faire danser le boeuf paresseux d’une étable de hasard.

Une radicalité intimidante
Ses disques ont une pente parfois raide, une radicalité parfois intimidante, mais ses concerts entrent immédiatement dans la légende, de la Sainte-Chapelle de Paris aux arènes de Nîmes, comme des célébrations d’un panthéisme électrique, aussi cérébral que sensuel. On prendra donc Declare Independence, une de ses nouvelles chansons, comme le plus clair des manifestes de sa carrière : « Raise your flag higher, higher/Declare independence » (« Brandit ton drapeau plus haut, plus haut ; déclare l’indépendance »). L’indépendance chantée sur une tournerie frénétique et fiévreuse, une électronique saturée environnant la scansion de ce mantra païen. La plus étourdissante liberté de notre époque.

Source : Le Figaro

04
mai

On avait découvert l’artiste Alexis Lloyed avec l’incroyable générateur de publicités, The Ad Generator. Avec son dernier projet, The Concrete Jungle, elle s’éloigne un temps de la technologie pour se pencher vers le street-art et le « geek graffiti » (en anglais).

Une autruche sur une gouttière, un éléphant dans un plot, des rhinocéros sur des parcmètres. Cette série de photos, sous-titrée « Les petits animaux envahissent New York » s’inscrit toujours dans son cursus de Designand Technology à New York, en collaboration avec Wooster Collective, le très actif groupe new-yorkais de street-art.

Ce zoo urbain miniature rappelle d’autres mondes de petite taille, notamment les londoniens Little people de Slinkachu et les Minimiams gourmands d’Akiko et Pierre Javelle.

Rendez-vous dans la vie sauvage : http://a.parsons.edu/~alloyd/jungle/index.html

La jungle du bitume

Source : Ecrans