30
juin

No Stress

2008 à 0:40 | 1 commentaire

Au delà de la polémique nourrie et insensée autour du dernier clip du groupe Justice réalisé par Romain Gavras (fils de Konstantínos aka Costa), la société de production Kourtrajmé a marqué l’histoire des courts métrages français par son style un poil provocateur.

No Stress

Collectif artistique fondé par Kim Chapiron et Romain Gavras en 1994 à la sortie du court Paradoxe perdu, le groupe détient aujourd’hui plus de 135 membres plus ou moins actifs dans leurs domaines de prédilection : clips, documentaires, courts et longs métrages.

Dans un style toujours urbain, parfois violent, l’univers de Kourtrajmé est spontané et engagé. Simples parvenus ou réelle relève de la production audiovisuelle française, le collectif ne laisse pas indifférent.

Kourtrajmé fait peur, Kourtrajmé marque les esprits, Kourtrajmé ne se censure pas… et c’est tant mieux !

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22
juin

Dstrukturé

2008 à 20:05 | 2 commentaires

Dstrukturé

Le studio Dstrukt présente son motion-reel 2008 regroupant toute une série de travaux effectués dans l’année.

Showreel déconstruit par l’empreinte d’un trip-hop dissonant, l’oeuvre de Chris Hewitt est toujours aussi dynamique et talentueuse.

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Merci à Fubiz pour cette découverte !

15
juin

Just like a woman

2008 à 18:34 | Commenter

Tout semble clair : des jeunes femmes nues ou à demi nues, allongées sur un lit. Elles ont les joues rouges, la gorge et le cou humides de sueur. Des traces de vêtements ou de bijoux s’inscrivent sur leur peau, comme pour suggérer tout ce dont elles se sont dépouillées. L’appareil photographique est au-dessus d’elles, à la verticale, cadrant de la chevelure au ventre.

Just like a woman

Bettina Rheims photographie des femmes, souvent nues, connues ou inconnues, dans des palaces ou dans des chambres sordides. Elle photographie leur peau, leur sensualité, leur émoi, leur fierté ou leur indifférence. De telles images n’ont rien d’exceptionnel. Il s’en trouve en quantité sur Internet, enregistrées et mises en ligne par des particulières et des particuliers, autofilmages où le narcissisme trouve à se satisfaire.

Chaque image, ici, est construction et fiction. Bettina Rheims depuis ses débuts conçoit la photographie non comme la preuve d’un événement, mais comme un piège pour l’œil et la mémoire. Fiction d’un plaisir joué, fiction d’une histoire à supposer à partir de rares indices, ces représentations sont conscientes de leur histoire, de leur artificialité, de leur pouvoir de séduction, des codes érotiques et religieux avec lesquels elles jouent. Cette complexité masquée est passionnante.

Just like a woman, Bettina Rheims
Du 30 mai au 16 juillet 2008
Lieu : à la galerie Jérôme de Noirmont, 36-38 avenue Matignon, 75008 Paris
Horaires : du lundi au samedi, de 11h à 19h.

Source : Le Monde