30
nov
2009 à 00:26 |
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Le MoMA explore du 22 novembre au 26 avril 2010 la pleine dimension de la carrière de Tim Burton le cinéaste, mais aussi du metteur en scène, de l’illustrateur, du photographe et de l’écrivain, à travers une importante rétrospective.

Retraçant le parcours imaginatif et graphique de Tim Burton, à partir de ses premiers dessins d’enfants jusqu’à la maturité atteinte dans ses films, l’exposition réunit plus de 700 œuvres rarement ou jamais vues : dessins, peintures, storyboards, images d’animation, marionnettes, maquettes, costumes, documents cinématographiques éphémères et une vaste série de films couvrant les 27 ans de carrière de l’artiste conceptuel.
L’exposition explore la façon dont Tim Burton s’est inspiré de la pop culture américaine et a réinventé le cinéma hollywoodien comme l’expression de sa vision unique, influençant toute une génération de jeunes artistes.
Tim Burton
Jusqu’au 26 avril 2010
Lieu : au MoMA, 11 West 53rd Street, New York City 10019
Tarifs : de 12$ à 20$
Horaires : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h30 à 17h30, le vendredi de 10h30 à 20h
dans Around the World
Publié par
Christophe
23
nov
Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.
Pierre Soulages
Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
09
nov
Il y a quelque chose d’agaçant chez Benjamin Biolay. Ses poses gainsbouriennes, son chant désabusé, sa grandiloquence orchestrale et ses manières démonstratives.
Mais il y a aussi quelque chose de brillant, voire d’impressionnant, chez ce jeune homme de 36 ans… Sa noirceur très esthétique, et finalement très attirante ; son écriture à nu, s’ouvrant sur des abîmes de désillusion ; son raffinement musical, se moquant de la mode.

Et puis il y a ses mélodies, circulaires, tourbillonnantes, qui happent et qui s’enroulent à en donner le vertige. La Superbe est riche de tout cela ; mieux, elle livre de vrais joyaux.
Fini le chanteur propret des débuts, le voici donc plus que jamais sur la brèche, incisif et fragile, qui proclame tout de go « je ne crois plus en rien ». Que ce soit sincère ou teinté de provocation, Biolay interpelle et remue celui qui tend l’oreille.
Son sixième album studio a beau être long, il est magnifique. Traversé par une ambition artistique et un souffle si rares dans la chanson d’aujourd’hui qu’on ne peut que s’incliner.
La Superbe est un journal intime, aux allures de testament sur certains titres, il y a tout ce que son auteur a pu donner de lui même, nulle doute que la tournée qui suivra la sortie de l’album en 2010 sera une rude épreuve pour celui qui a décidé de ne plus prendre un rôle.
dans Trax
Publié par
Christophe