11
jan

Electric Revival

2010 à 0:12 | Commenter

Jusqu’au 4 février, le Musée d’Orsay propose à ses visiteurs un voyage au travers des décennies qui ont fait revivre l’Art Nouveau. Histoire de l’art, décoration intérieure, design et graphisme : autant de domaines sont conjointement touchés par le phénomène à travers une exposition protéiforme qui présente les différents cheminements de cette redécouverte et son insertion dans l’air du temps.

Oublié, voire discrédité, pendant de longues années, l’Art Nouveau fait l’objet au cours des années 1960 d’une réhabilitation touchant aussi bien l’histoire et le marché de l’art que la création contemporaine. Les origines de ce renouveau sont multiples : les femmes alanguies aux longs cheveux flottant de Mucha trouveront un écho dans la revendication d’une libération du corps féminin, les arabesques délirantes de Guimard, Gaudí ou Van de Velde résonneront avec les expériences hallucinogènes en vogue.

Entre design, illustration et mode, l’exposition explore les correspondances méconnues entre un mouvement esthétique purement formel et sa réappropriation contemporaine, collection à l’influence variée et inattendue.

Electric Revival

Art Nouveau Revival
Jusqu’au 4 février 2010
Lieu : au Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris
Tarifs : de 7€ à 9,50€
Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 21h45)

04
jan

Près de vingt ans après sa disparition, l’ombre de Serge Gainsbourg plane encore sur toute la chanson française. Ses nombreux héritiers supposés se disputent un legs artistique immense. Pendant ce temps-là, sa propre fille, Charlotte, trace une route éminemment personnelle.

Persistance rétinienne

Deux décennies pour s’alléger d’un répertoire musical aussi génial qu’encombrant, une éternité pour faire oublier sa filiation, la mission est fragile et exquise. Charlotte s’offre un collaborateur de prestige en la personne de Beck pour réanimer la beauté vaporeuse laissée en suspens depuis 1986 et la sortie de Charlotte Forever sous tutelle paternelle.

Plus audacieux que 5:55, IRM possède une densité et une richesse musicale qui le rendent attachant. Le ton, les mots, les notes font écho à l’envie de jouer dans le terrain que dominait son père. Un spectre sonore épousant les cordes et les percussions du folk, du blues et de l’électro. Charlotte convainc habilement à dissoudre l’équation familiale.