26
avr
2010 à 01:25 |
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Four Letter Words est un projet mené par Rob Seward, artiste et programmeur new yorkais, mêlant réflexion motrice et expression des émotions.
Le texte libéré par cette sculpture électronique est une génération complexe de mots de 4 lettres prenant en compte sens de la rime, séquençage du texte et association d’idées. Le tout retranscrit dans un arrangement de néons.
La matière sauvage et bestiale générée par l’algorithme mis au point par l’Université de Floride du Sud entre 1976 et 1998 est influencée par une multitude de langues et de perceptions, singulièrement retranscrits dans l’étude de Elliot McGinnies publiée en 1949, Emotionality and Perceptual Defense.
dans Graphix
Publié par
Christophe
19
avr
Bettina Rheims retrouve son complice Serge Bramly pour une exposition intitulée Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet 2010 à la Bibliothèque nationale de France.
Le thème ? Une jeune femme, polymorphe dans cet exercice, part à la recherche de sa jumelle dans le dédale parisien, que l’on perçoit rapidement comme un personnage à part entière à travers une centaine de clichés.

Voilà donc Rose cherchant dans les rues, les cafés, les cabarets, les musées, le métro, les épiceries. Occasion de multiples photos et de multiples références aux artistes Man Ray, Duchamp, Magritte. Occasion surtout de célébrer Paris. L’atmosphère y est envoûtante, onirique, sensuelle, érotique, en une gradation fétichiste.
Bettina Rheims considère Rose, c’est Paris comme un projet de maturité. Dans ses images, elle dévoile le territoire de ses rêves et une partie de son intimité. Le tout s’accompagne d’une musique d’un Paris intemporel et d’un film tourné par Serge Bramly.
Un propos littéraire ? « La photo est assez littéraire quand on y réfléchit » remarque l’écrivain. « C’est plus proche du poème que du roman. L’originalité de ce travail est que chaque image, chaque scène de film, est comme une scène de fiction dont on ne connaît pas le début, ni la fin. C’est à vous de reconstituer l’histoire. »
Rose, c’est Paris, Bettina Rheims
Jusqu’au 11 juillet 2010
Lieu : à la BNF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Tarif : de 5€ à 7€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
12
avr
Le 14 juillet 2007, Jack et Meg White fêtaient les dix ans des White Stripes. Fin juin, peu après la sortie d’Icky Thump, son dernier album, le duo s’embarquait dans une tournée du grand Nord canadien, leur première. Film et disque live, Under Great White Northern Lights retrace cette histoire.

Trésor introspectif et rétrospectif, le documentaire d’Emmett Malloy, fan et réalisateur, s’applique à retranscrire l’univers visuel codifié des White Stripes avec minutie et simplicité.
Au Canada, les White Stripes ne font pas la tournée des stades : ils jouent dans des petites salles et, en off, collectionnent les concerts-performances dans des lieux improbables. A Winnipeg, ils jouent dans un bus, entourés de voyageurs hystériques. A Saskatoon, ils jouent dans une salle de bowling. A Halifax, dans un billard. A Charlottetown, sur un bateau.
Under Great White Northern Lights est aussi un triomphe dans la quête permanente de Jack White à démontrer qu’il persiste de la beauté et du romantisme dans les choses les plus simples et les plus spontanées. Son aversion persistante pour la technologie peut paraître obstinée mais une grande partie de la puissance de ce set réside dans son aspect physique.
Une conception esthétique inébranlable dans sa forme la plus minimale.
dans Around the World
Publié par
Christophe
06
avr
Après trois ans d’absence, on commençait sérieusement à se questionner quant à la survie (musicale) du héros solitaire.
Toujours chez Record Makers, Kavinsky revient avec nouvel opus baptisé Nightcall. Guy-Manuel Homem-Christo des Daft Punk à la production (un habitué du label puisqu’il a aussi produit le dernier album de Sébastien Tellier) suivit de la machine à turbine SebastiAn au mixage, ces prémices composés de deux morceaux et deux remixes s’avèrent particulièrement savoureux.
L’album se découvre en ligne. A suivre, Pacific Coast Highway, deuxième titre de cette dragée électronique.

dans Trax
Publié par
Christophe