17
mai
Emmené par la moitié des White Stripes à la batterie, The Dead Weather livre, moins d’un an après Horehound, un second album qui relègue le premier au stade de démo.

Plus abouti que Horehound, premier album massif et décharné, Sea of Cowards est un nouveau brûlot mordant dont l’assaut électrique est enrichi des mélodies qui faisaient défaut à son prédécesseur. Leur secret ? Un disque de rock exalté et spontané enregistré dans l’urgence.
Le groupe continue ainsi sur sa lancée, en approfondissant ce qu’il avait commencé. Même perspective de fin du monde, climat à peine plus festif. Qu’importe, s’endormir sous les douces invectives mortuaires d’Alison Mosshart reste un régal pour celui qui demeure hypersensible à ses braillements lascifs.
Puissant, efficace, indispensable.
dans Trax
Publié par
Christophe
03
mai
Sept mois après sa disparition, la Monnaie de Paris consacre à Willy Ronis une rétrospective qui illustre parfaitement l’œuvre de sa vie.

Voyages, engagements, couleurs, il y a là des découvertes. Fils d’un émigré juif d’Odessa, en Ukraine, et d’une pianiste juive lituanienne, le temps s’est arrêté sur cette âme forte de la photographie humaniste, comme le démontre cet hommage en 150 images.
Pour lui, la photo est moins une forme d’expression artistique qu’un moyen de communication. Il se considérait avant tout comme un homme de reportage. Il était polyglotte, curieux et ouvert sur le monde. Voilà sûrement l’aspect le moins connu de son travail et la raison d’être principale de cette exposition. Une œuvre abordée à travers 5 thèmes : la rue, le travail, les voyages le corps et sa propre biographie.
J’ai creusé mes sillons avec mon instinct, ma petite honnêteté, chanté ma chanson à mi-voix ; je me suis souvent fait plaisir et cela compense le reste que, par bonheur, on oublie facilement.
Ces instants suspendus, volés au temps recèlent une mélodie qui touche dans l’immédiat. il y a bien souvent dans ces photos une incongruité qui renversent les choses et nous plonge dans l’imaginaire. Une exposition plus intemporelle et poétique que l’ordinaire.
Une poétique de l’engagement, Willy Ronis
Jusqu’au 22 août 2010
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h (le jeudi jusqu’à 21h30)
Tarif : de 5€ à 7€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe