11
oct

Pour la troisième année consécutive le Château de Versailles s’ouvre à l’art contemporain. Après l’américain Jeff Koons et le français Xavier Veilhan, c’est au tour du plasticien japonais Takashi Murakami d’exposer ses œuvres colorées à Versailles. Cette invitation fourni à l’artiste l’occasion de présenter une rétrospective de ses travaux dans quinze salles du palais.

Les Fleurs du Mal

Depuis la fin de ses études à l’Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo, Takashi Murakami revendique la pratique d’un art japonais autonome et analyse la manière dont celui-ci peut se démarquer face au modèle occidental. Faussement joyeuse, elle s’inspire avant tout des dérèglements du monde moderne depuis Hiroshima.

Ses œuvres cristallisent la nouvelle subculture de Tokyo, puisant directement ses sources à la fois dans la peinture japonaise historique et dans l’imagerie manga, qu’il détourne ou amplifie sur des thèmes où émergent des questionnements souvent absents des bandes dessinées japonaises.

Il est probable que le Versailles de mon imagination corresponde à une exagération et à une transformation de mon esprit jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière. C’est ce que j’ai essayé de saisir dans cette exposition.

Murakami Versailles, Takashi Murakami
Jusqu’au 12 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

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27
juil

A Space Odyssey

2010 à 01:43 | Commenter

L’originalité de l’œuvre de Frédéric Platéus vient pour une part de sa fascination pour certains objets et figures liés au sport, à la technologie et à la science fiction. D’une autre part cette originalité vient de son aller et retour avec les mouvements issus de la culture populaire et urbaine.

Sa sensibilité à l’environnement citadin fait de lui un « peintre de la vie moderne » attaché aux mots dans l’art, à l’objet, aux reflets. Ses œuvres génèrent des sortes d’ovnis à l’image de Proteus IV, le robot du film de Donald Cammell, qui se fabrique un corps géométrique à partir d’un cube ayant la faculté de se mouvoir dans l’espace en se déployant en formes pyramidales.

Si chez beaucoup de photographes la sculpture est virtuellement présente dans la façon de creuser l’espace, de jouer avec les modèles, de cadrer l’architecture, chez Platéus les photographies, les graffitis en néons, les patchs, renvoient à la sculpture comme rêve d’une image parfaite.

A Space Odyssey

Phantom Works, Frédéric Platéus
Jusqu’au 31 juillet 2010
Lieu : à la Galerie Marion Meyer Contemporain, 3 rue des Trois Portes, 75005 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h
Tarif : entrée libre

21
juin

Dynasty

2010 à 01:04 | Commenter

Pour la première fois, les établissements voisins que sont le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’associent pour présenter une exposition commune dédiée à la nouvelle garde des artistes français. Un panorama aussi prometteur qu’hétéroclite de l’art contemporain hexagonal.

Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l’énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes. Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d’en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale.

Dynasty

La formule, bien que séduisante, est périlleuse. Toute exposition monographique ou thématique trouve son unité dans son propos : découverte d’un artiste dans un cas, réflexion historique, sociologique ou esthétique dans l’autre.

Un projet comme Dynasty, en revanche, s’expose à un écueil de taille : à vouloir montrer la multitude, on risque de sacrifier la pertinence et l’intérêt. En découvrant une succession d’œuvres sans homogénéité, on est tenté de rester en surface, en jetant des coups d’œil ici et là sans sonder chaque travail avec l’attention qu’il mériterait. Un patchwork peut-il faire office d’étendard ?

Dynasty
Jusqu’au 5 septembre 2010
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo, 11 et 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h (le jeudi jusqu’à 22h)
Tarif : de 6€ à 9€

03
mai

Poésie et utopie

2010 à 00:42 | Commenter

Sept mois après sa disparition, la Monnaie de Paris consacre à Willy Ronis une rétrospective qui illustre parfaitement l’œuvre de sa vie.

Poésie et utopie

Voyages, engagements, couleurs, il y a là des découvertes. Fils d’un émigré juif d’Odessa, en Ukraine, et d’une pianiste juive lituanienne, le temps s’est arrêté sur cette âme forte de la photographie humaniste, comme le démontre cet hommage en 150 images.

Pour lui, la photo est moins une forme d’expression artistique qu’un moyen de communication. Il se considérait avant tout comme un homme de reportage. Il était polyglotte, curieux et ouvert sur le monde. Voilà sûrement l’aspect le moins connu de son travail et la raison d’être principale de cette exposition. Une œuvre abordée à travers 5 thèmes : la rue, le travail, les voyages le corps et sa propre biographie.

J’ai creusé mes sillons avec mon instinct, ma petite honnêteté, chanté ma chanson à mi-voix ; je me suis souvent fait plaisir et cela compense le reste que, par bonheur, on oublie facilement.

Ces instants suspendus, volés au temps recèlent une mélodie qui touche dans l’immédiat. il y a bien souvent dans ces photos une incongruité qui renversent les choses et nous plonge dans l’imaginaire. Une exposition plus intemporelle et poétique que l’ordinaire.

Une poétique de l’engagement, Willy Ronis
Jusqu’au 22 août 2010
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h (le jeudi jusqu’à 21h30)
Tarif : de 5€ à 7€

19
avr

Rose

2010 à 00:20 | Commenter

Bettina Rheims retrouve son complice Serge Bramly pour une exposition intitulée Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet 2010 à la Bibliothèque nationale de France.

Le thème ? Une jeune femme, polymorphe dans cet exercice, part à la recherche de sa jumelle dans le dédale parisien, que l’on perçoit rapidement comme un personnage à part entière à travers une centaine de clichés.

Rose

Voilà donc Rose cherchant dans les rues, les cafés, les cabarets, les musées, le métro, les épiceries. Occasion de multiples photos et de multiples références aux artistes Man Ray, Duchamp, Magritte. Occasion surtout de célébrer Paris. L’atmosphère y est envoûtante, onirique, sensuelle, érotique, en une gradation fétichiste.

Bettina Rheims considère Rose, c’est Paris comme un projet de maturité. Dans ses images, elle dévoile le territoire de ses rêves et une partie de son intimité. Le tout s’accompagne d’une musique d’un Paris intemporel et d’un film tourné par Serge Bramly.

Un propos littéraire ? « La photo est assez littéraire quand on y réfléchit » remarque l’écrivain. « C’est plus proche du poème que du roman. L’originalité de ce travail est que chaque image, chaque scène de film, est comme une scène de fiction dont on ne connaît pas le début, ni la fin. C’est à vous de reconstituer l’histoire. »

Rose, c’est Paris, Bettina Rheims
Jusqu’au 11 juillet 2010
Lieu : à la BNF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Tarif : de 5€ à 7€