01
fév

Personnes

2010 à 0:54 | 1 commentaire

Après le succès des deux premières éditions de Monumenta confiées à Anselm Kiefer en 2007, puis au sculpteur américain Richard Serra en 2008, c’est au tour de Christian Boltanski d’investir la Nef du Grand Palais pour le projet Monumenta.

Christian Boltanski poursuit depuis près d’un demi-siècle une activité artistique très personnelle où le travail de mémoire se mêle à une recherche sur les mythologies individuelles. Avec Personnes, l’œuvre qu’il a conçue pour le Grand Palais, le plasticien français franchit un nouvelle étape dans l’échelle de ses propositions.

L’installation inédite est conçue comme une expérience frappante, à la fois physique et psychologique, un moment d’émotion qui questionne la nature et le sens de l’humanité. Investissant l’ensemble de la grande nef, Christian Boltanski crée un lieu de commémoration visuel et sonore d’une densité exceptionnelle. L’œuvre engage une réflexion sociale, religieuse et humaine sur la vie, la mémoire, la singularité irréductible de chaque existence, mais aussi la présence de la mort, la déshumanisation des corps, le hasard de la destinée.

Personnes

Conçue comme une production unique, qui transforme l’ensemble du bâtiment par la création d’une ambiance particulièrement émouvante, l’installation s’offre au visiteur comme un gigantesque tableau animé. Personnes inspire une torpeur froide, violente, douloureuse, angoissante… et toute sa puissance est là.

Monumenta 2010, Christian Boltanski
Du 13 janvier au 21 février 2010
Lieu : au Grand Palais avenue Winston Churchil, 75008 Paris
Horaires : les lundi et mercredi de 10h à 19h et du jeudi au dimanche de 10h à 22h (fermé le mardi)
Tarif : de 2€ à 4€

11
jan

Electric Revival

2010 à 0:12 | Commenter

Jusqu’au 4 février, le Musée d’Orsay propose à ses visiteurs un voyage au travers des décennies qui ont fait revivre l’Art Nouveau. Histoire de l’art, décoration intérieure, design et graphisme : autant de domaines sont conjointement touchés par le phénomène à travers une exposition protéiforme qui présente les différents cheminements de cette redécouverte et son insertion dans l’air du temps.

Oublié, voire discrédité, pendant de longues années, l’Art Nouveau fait l’objet au cours des années 1960 d’une réhabilitation touchant aussi bien l’histoire et le marché de l’art que la création contemporaine. Les origines de ce renouveau sont multiples : les femmes alanguies aux longs cheveux flottant de Mucha trouveront un écho dans la revendication d’une libération du corps féminin, les arabesques délirantes de Guimard, Gaudí ou Van de Velde résonneront avec les expériences hallucinogènes en vogue.

Entre design, illustration et mode, l’exposition explore les correspondances méconnues entre un mouvement esthétique purement formel et sa réappropriation contemporaine, collection à l’influence variée et inattendue.

Electric Revival

Art Nouveau Revival
Jusqu’au 4 février 2010
Lieu : au Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris
Tarifs : de 7€ à 9,50€
Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 21h45)

23
nov

Outrenoir

2009 à 0:46 | Commenter

Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Outrenoir

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.

Pierre Soulages

Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)

26
oct

Un an après l’Américain Jeff Koons, c’est au tour du jeune plasticien français Xavier Veilhan d’investir le domaine royal de Versailles.

Du 13 septembre au 13 décembre 2009, l’artiste français y installe une quinzaine d’œuvres, essentiellement des sculptures, réparties entre la cour d’honneur, la cour royale, les escaliers Gabriel et de la Reine, et les jardins.

Artiste attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, Xavier Veilhan s’est permis de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV, une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Les œuvres appartiennent pour la plupart au galeriste Emmanuel Perrotin.

Le destin d'un roi

Seul, le Carrosse est une commande publique du CNAP et rejoindra la collection du Centre National des Arts Plastiques après l’exposition. Les six chevaux lancés au galop du Carrosse semblent avoir traversé le mur du temps. Inspirée de l’attelage de Louis XIV, pixelisée et réalisée en tôle pliée et soudée, la sculpture est l’attraction du château de Versailles.

Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs œuvres ou groupe d’œuvres spécialement créées pour l’occasion, en établissant une continuité entre l’histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur.

Veilhan Versailles, Xavier Veilhan
Jusqu’au 13 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

16
sept

Directeur artistique de Dior Homme et créateur de sa propre marque, Kris Van Assche ne brille pas que dans la sphère de la mode. Artiste complet, cet amoureux de l’art et de la poésie expose pour la première fois à la galerie Nuke.

Poète en grève

Travail plastique et onirique, l’installation Poète en grève affiche la réflexion du créateur. Kris Van Assche interroge l’importance et la place du poète dans le monde. Et souligne sa capacité le rendre plus beau.

Kris Van Assche se nourrit de la poésie du quotidien pour s’inspirer et créer. Un quotidien qui rassemble autour d’une cause des individus très différents. Certains hurlent, d’autres sont silencieux, certains engagés, d’autres distants… Voix, pancartes, hauts parleurs, l’installation est une réflexion sur le bruit, la manifestation, l’expression.

Ce qu’on ne peut pas dire, il faut le taire.

Ludwig Wittgenstein

Poète en grève, Kris Van Assche
Jusqu’au 30 septembre
Lieu : à la galerie Nuke, 11 rue Sainte Anastase, 75003 Paris
Horaires : du mercredi au samedi, de 14h à 19h