11
fév

Après les générateurs d’art à la Pollock, à la Picasso, le design est également à portée de souris de chacun avec Easy Design, un logiciel conçu par Pascal Chirol et Yanis Perez.

Abstract Machine

Outil d’amateurs ou jouet pour graphistes, le générateur de graphisme Easy Design met à la portée de tous la « création » graphique. Disponible gratuitement sur Internet, le logiciel offre à l’utilisateur une banque d’image ainsi qu’une palette de styles et de formes graphiques Suisse, Ethnic, Pixel ou Robotech.

Mais la véritable particularité de l’application est d’intégrer des styles personnels de graphistes et d’artistes : John Maeda, Paul Cox ou Matisse. Si certains graphistes n’ont pas apprécié la vulgarisation de leur style et en ont demandé le retrait du logiciel, d’autres comme John Maeda ont encouragé l’initiative.

18
juin

À travers 150 films courts, l’exposition présente l’évolution dans le temps de réalisations architecturales et d’aménagements urbains exemplaires, des plus spectaculaires aux plus quotidiens. Une exposition de nature à intéresser et à surprendre tous les publics.

Avant-Après : une exposition d’architecture, y compris pour non-architectes. Patrice Goulet fait avec Avant-Après le pari de montrer l’architecture « autrement », sans maquette, sans plan, sans croquis, mais avec des films, images animées qui traversent le temps. Le cinéma, média qui s’adresse à tous, ouvre des portes derrière les quelles le public va rencontrer des architectures vivantes, joyeuses, surprenantes. Avant-Après est un cheminement à travers l’architecture contemporaine – minérale ou végétale, bâtiment singulier ou quartier de ville, espace public ou jardin privé…

Patrice Goulet a choisi 150 réalisations pour la plupart récentes, modestes ou monumentales, connues ou inconnues, mais à ses yeux remarquables, qui toutes témoignent du pouvoir de l’architecture de métamorphoser un site ou un bâtiment existant et de l’embellir. La plupart sont françaises, quelques unes viennent d’ailleurs.

Le cinéaste Pierre-Marie Goulet a mis ces réalisations en mouvement dans des films d’une durée de trois minutes environ, et immerge ainsi le spectateur dans un environnement transformé par l’architecture. Les films racontent 150 histoires en remontant le temps : Avant : le terrain / Pendant : la construction / Après : la réalisation terminée. Par la seule force des images et des sons, sans
commentaire, les films suscitent le désir de connaître la suite et… la fin.

Patrick Bouchain a créé une scénographie originale avec 24 écrans de grand format (4x3m) qui se succèdent en suivant la courbe de la nouvelle galerie d’exposition. Sur chaque écran est projeté le même fi lm composé de 150 films, mais décalé de quelques minutes d’un écran à l’autre. Le spectateur est ainsi libre de regarder toutes les séquences sur un écran, d’avancer et donc d’accélérer le temps, ou de retourner sur ses pas et de remonter ainsi dans le temps de la projection. L’espace dévolu à Avant-Après, la galerie de l’ancien musée du cinéma au dessus de la mythique Cinémathèque, a inspiré la conception, la réalisation et la scénographie de l’exposition qui préserve la mémoire du lieu et passe le témoin, en rendant un vibrant hommage au cinéma, et à son inlassable messager, Henri Langlois.

Architectures de l’enchantement

Avant-Après
Jusqu’au 16 septembre
Lieu : à la Cité de l’architecture et du patrimoine – Palais de Chaillot, 45 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Tarifs : de 3€ à 5€
Horaires : lundi, mercredi et vendredi : 12h à 20h / jeudi : 12h à 22h / samedi et dimanche : 11h à 19h / fermeture hebdomadaire le mardi

Source : Cité de l’architecture et du patrimoine

28
mai

La galerie rénovée, qui rouvre après trente-cinq ans de fermeture dont treize de travaux, permet de mettre en valeur les principales productions de cette manufacture parisienne, active depuis quatre siècles.

Cette Galerie a été construite au début du XXe siècle par Jean-Camille Formigé (1845-1926) dans l’enceinte de la Manufacture (Paris 13ème). Elle a pour vocation de servir d’espace d’exposition aux tapisseries, meubles et objets d’arts issus des ateliers de création ou de restauration du Mobilier national et des Manufactures. Pour célébrer sa réouverture, la Galerie propose « Les Gobelins 1607-2007, Trésors dévoilés – Quatre siècles de création » (du 12 mai au 30 septembre), une exposition en trois volets qui démarre délibérément, au rez-de-chaussée, par les créations les plus contemporaines.

Les Gobelins, d’une galerie l’autre

Une cinquantaine de meubles, tapis ou tapisseries portent les noms d’Alechinsky, Hains, Portzamparc, Othoniel ou Matali Crasset. Une chaise design signée Christophe Pillet sert depuis 2000 à meubler la tribune présidentielle du 14 juillet à la Concorde, une tapisserie dessinée par Garouste meublait Matignon sous Jean-Pierre Raffarin.

Au premier étage, le visiteur découvre les origines des trois manufactures – Gobelins, Beauvais, Savonnerie – avec des tapisseries les célébrant.

Clou de l’exposition, une tenture – terme désignant un ensemble de tapisseries – exceptionnelle, la « Tenture Royale d’Artémise » est montrée au public pour la première fois depuis sa création au XVIIe. L’ensemble de ses 15 tapisseries a été reconstitué, alors que sept seulement étaient restées dans le Mobilier national. Les huit autres avaient été dispersées. Elles viennent d’être rachetées pour 1,825 million d’euros grâce au mécénat de la banque Natixis.

44 objets d’art évoquent « le mobilier du pouvoir », du socle d’une pendule – la pendule a brûlé – livrée à Louis XVI en juillet 1789 à un immense bénitier de cristal offert à l’impératrice Eugénie ou de grands candelabres meublant l’Elysée jusqu’en 1950.

Quelques œuvres exposées :

Galerie des Gobelins
Lieu : à la Manufacture des Gobelins, 42 avenue des Gobelins , 75013 Paris
Tarifs : de 4€ à 6€
Horaires : du mardi au dimanche de 12h30 à 18h30

Source : France 2

23
sept

Nouveau nom, nouveau musée. Exactement cent un ans après sa fondation, l’Ucad (Union centrale des Arts décoratifs) ouvre, ce 15 septembre 2006, le nouveau musée des Arts décoratifs. Y sont présentés sur neuf niveaux plus de 5 000 objets (sur les 150 000 œuvres de son fonds), déployant ainsi un vaste panorama de ses riches collections.

La muséographie, enfin baignée de lumières naturelles, obéit à un circuit précis. Il débute par le département Moyen Age et Renaissance, se poursuit par les salles XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles, puis Art nouveau et Arts déco, architecturées sur deux niveaux par le Catalan Oscar Tusquets et Bruno Moinard, et s’achève par les départements moderne et contemporain, verticalement conçus sur cinq étages par Sylvain Dubuisson. Aucune obligation toutefois de passer par la galerie des retables ou le cabinet des Fables pour filer admirer l’appartement privé de Jeanne Lanvin, conçu par Rateau, comptant parmi les 12 period rooms mises en place par François-Joseph Graf.

Enfin, architecturées par Bernard Desmoulin, la galerie des Jouets et la galerie Jean-Dubuffet s’ajoutent à la galerie des Bijoux, déjà inaugurée en 2004 et parée de 800 pièces de joaillerie formant un trait d’union avec le musée de la Mode et du Textile. Quant à la nef autour de laquelle s’articulent toutes les fonctions du musée, elle doit sa réorganisation à Daniel Kahane et accueillera sur plus de 1 000 mètres carrés les expositions temporaires.

Le cinéma dans le décor

Source : L’Express