Les feuilletons de Karen

Les feuilletons de Karen

Paris Hilton en Marie-Antoinette, Leonardo Di Caprio en prince Desiré et Noureev en Snow Prince. L’étonnement est de taille. Dans quel monde sommes-nous ? Celui de Karen Kilimnik qui s’empare de la réalité pour la porter vers un rêve à travers une série de trois installations.

Son Antechambers, qui se voudrait une folie XVIIIème siècle, est en fait la copie d’un décor de la série TV Dynastie, avec sur le mur des faux Goya, faux Gainsborough, faux Reynolds. Une trivialité qui enchante au-delà de l’anecdote même, et nous transporte dans un monde où l’enfance construit le rêve. Même impression avec The Grotto, installation d’un bassin entouré de lierre et de sculptures. Décor idyllique pour un ballet classique. Danseurs et danseuses ne sont plus que des fantômes, dont les portraits sont enfermés dans des cadres, Rudolf Noureev en est la grande figure tutélaire.

Quant à l’un de ces paysages que l’on peut voir accrochés ici et là , il se pourrait bien que ce soit un de ces cottages où les Rolling Stones se sont fait arrêter pour détention de drogue. Il n’y a pas de perversité chez Karen Kilimnik, bien au contraire, mais une manière de démystifier le conte de fées tout en lui restituant son pouvoir magique, celui de nous transporter dans un autre monde.

Les feuilletons de Karen