07
juin

Soul Survivors

2010 à 00:43 | Commenter

À l’occasion de la réédition d’Exile on Main Street des Rolling Stones, la Galerie de l’Instant propose de plonger une nouvelle fois dans l’univers du groupe à travers les objectifs de deux grands photographes, témoins et amis du groupe, Dominique Tarlé et Ethan Russell.

Dominique Tarlé connu par tous les fans comme étant le seul photographe à avoir vécu avec les Rolling Stones, lors de l’enregistrement d’Exile en 1971 dans le Sud de la France, à la célèbre Villa Nellcôte. Venu saluer son ami Keith, et passer une journée à la Villa, il fut invité à rester et partagea la vie des artistes, exilés fiscaux à l’époque, pendant plus de six mois ; témoignant ainsi de leur vie de famille, de leur quotidien, et de l’enregistrement de l’album.

Quant à Ethan Russell, il commença à photographier le groupe dès 1969, les suivant lors de multiples tournées, vivant à leur côté la tournée américaine de 1972 lors de la sortie de l’album.

Bien que réalisées dans des conditions différentes, les photos de Dominique et d’Ethan se répondent, se complètent; leur bienveillance, leur discrétion, leur simplicité et l’émotion qu’elles dégagent, les rapprochent.

Soul Survivors

Soul Survivors, Dominique Tarlé et Ethan Russell
Jusqu’au 22 septembre 2010
Lieu : à la Galerie de l’Instant, 46 Rue de Poitou, 75003 Paris
Horaires : du mardi au vendredi de 11h à 19h, le samedi jusqu’à 18h30

17
mai

Die By The Drop

2010 à 01:45 | Commenter

Emmené par la moitié des White Stripes à la batterie, The Dead Weather livre, moins d’un an après Horehound, un second album qui relègue le premier au stade de démo.

Die By The Drop

Plus abouti que Horehound, premier album massif et décharné, Sea of Cowards est un nouveau brûlot mordant dont l’assaut électrique est enrichi des mélodies qui faisaient défaut à son prédécesseur. Leur secret ? Un disque de rock exalté et spontané enregistré dans l’urgence.

Le groupe continue ainsi sur sa lancée, en approfondissant ce qu’il avait commencé. Même perspective de fin du monde, climat à peine plus festif. Qu’importe, s’endormir sous les douces invectives mortuaires d’Alison Mosshart reste un régal pour celui qui demeure hypersensible à ses braillements lascifs.

Puissant, efficace, indispensable.

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03
mai

Poésie et utopie

2010 à 00:42 | Commenter

Sept mois après sa disparition, la Monnaie de Paris consacre à Willy Ronis une rétrospective qui illustre parfaitement l’œuvre de sa vie.

Poésie et utopie

Voyages, engagements, couleurs, il y a là des découvertes. Fils d’un émigré juif d’Odessa, en Ukraine, et d’une pianiste juive lituanienne, le temps s’est arrêté sur cette âme forte de la photographie humaniste, comme le démontre cet hommage en 150 images.

Pour lui, la photo est moins une forme d’expression artistique qu’un moyen de communication. Il se considérait avant tout comme un homme de reportage. Il était polyglotte, curieux et ouvert sur le monde. Voilà sûrement l’aspect le moins connu de son travail et la raison d’être principale de cette exposition. Une œuvre abordée à travers 5 thèmes : la rue, le travail, les voyages le corps et sa propre biographie.

J’ai creusé mes sillons avec mon instinct, ma petite honnêteté, chanté ma chanson à mi-voix ; je me suis souvent fait plaisir et cela compense le reste que, par bonheur, on oublie facilement.

Ces instants suspendus, volés au temps recèlent une mélodie qui touche dans l’immédiat. il y a bien souvent dans ces photos une incongruité qui renversent les choses et nous plonge dans l’imaginaire. Une exposition plus intemporelle et poétique que l’ordinaire.

Une poétique de l’engagement, Willy Ronis
Jusqu’au 22 août 2010
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h (le jeudi jusqu’à 21h30)
Tarif : de 5€ à 7€

26
avr

4

2010 à 01:25 | 1 commentaire

Four Letter Words est un projet mené par Rob Seward, artiste et programmeur new yorkais, mêlant réflexion motrice et expression des émotions.

Le texte libéré par cette sculpture électronique est une génération complexe de mots de 4 lettres prenant en compte sens de la rime, séquençage du texte et association d’idées. Le tout retranscrit dans un arrangement de néons.

La matière sauvage et bestiale générée par l’algorithme mis au point par l’Université de Floride du Sud entre 1976 et 1998 est influencée par une multitude de langues et de perceptions, singulièrement retranscrits dans l’étude de Elliot McGinnies publiée en 1949, Emotionality and Perceptual Defense.

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19
avr

Rose

2010 à 00:20 | Commenter

Bettina Rheims retrouve son complice Serge Bramly pour une exposition intitulée Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet 2010 à la Bibliothèque nationale de France.

Le thème ? Une jeune femme, polymorphe dans cet exercice, part à la recherche de sa jumelle dans le dédale parisien, que l’on perçoit rapidement comme un personnage à part entière à travers une centaine de clichés.

Rose

Voilà donc Rose cherchant dans les rues, les cafés, les cabarets, les musées, le métro, les épiceries. Occasion de multiples photos et de multiples références aux artistes Man Ray, Duchamp, Magritte. Occasion surtout de célébrer Paris. L’atmosphère y est envoûtante, onirique, sensuelle, érotique, en une gradation fétichiste.

Bettina Rheims considère Rose, c’est Paris comme un projet de maturité. Dans ses images, elle dévoile le territoire de ses rêves et une partie de son intimité. Le tout s’accompagne d’une musique d’un Paris intemporel et d’un film tourné par Serge Bramly.

Un propos littéraire ? « La photo est assez littéraire quand on y réfléchit » remarque l’écrivain. « C’est plus proche du poème que du roman. L’originalité de ce travail est que chaque image, chaque scène de film, est comme une scène de fiction dont on ne connaît pas le début, ni la fin. C’est à vous de reconstituer l’histoire. »

Rose, c’est Paris, Bettina Rheims
Jusqu’au 11 juillet 2010
Lieu : à la BNF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Tarif : de 5€ à 7€