27
juil
L’originalité de l’œuvre de Frédéric Platéus vient pour une part de sa fascination pour certains objets et figures liés au sport, à la technologie et à la science fiction. D’une autre part cette originalité vient de son aller et retour avec les mouvements issus de la culture populaire et urbaine.
Sa sensibilité à l’environnement citadin fait de lui un « peintre de la vie moderne » attaché aux mots dans l’art, à l’objet, aux reflets. Ses œuvres génèrent des sortes d’ovnis à l’image de Proteus IV, le robot du film de Donald Cammell, qui se fabrique un corps géométrique à partir d’un cube ayant la faculté de se mouvoir dans l’espace en se déployant en formes pyramidales.
Si chez beaucoup de photographes la sculpture est virtuellement présente dans la façon de creuser l’espace, de jouer avec les modèles, de cadrer l’architecture, chez Platéus les photographies, les graffitis en néons, les patchs, renvoient à la sculpture comme rêve d’une image parfaite.

Phantom Works, Frédéric Platéus
Jusqu’au 31 juillet 2010
Lieu : à la Galerie Marion Meyer Contemporain, 3 rue des Trois Portes, 75005 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h
Tarif : entrée libre
dans Beaux Arts
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Christophe
19
juil
Flying Lotus. Extra. Trippy.
dans Trax
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Christophe
21
juin
Pour la première fois, les établissements voisins que sont le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’associent pour présenter une exposition commune dédiée à la nouvelle garde des artistes français. Un panorama aussi prometteur qu’hétéroclite de l’art contemporain hexagonal.
Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l’énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes. Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d’en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale.

La formule, bien que séduisante, est périlleuse. Toute exposition monographique ou thématique trouve son unité dans son propos : découverte d’un artiste dans un cas, réflexion historique, sociologique ou esthétique dans l’autre.
Un projet comme Dynasty, en revanche, s’expose à un écueil de taille : à vouloir montrer la multitude, on risque de sacrifier la pertinence et l’intérêt. En découvrant une succession d’œuvres sans homogénéité, on est tenté de rester en surface, en jetant des coups d’œil ici et là sans sonder chaque travail avec l’attention qu’il mériterait. Un patchwork peut-il faire office d’étendard ?
Dynasty
Jusqu’au 5 septembre 2010
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo, 11 et 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h (le jeudi jusqu’à 22h)
Tarif : de 6€ à 9€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
07
juin
À l’occasion de la réédition d’Exile on Main Street des Rolling Stones, la Galerie de l’Instant propose de plonger une nouvelle fois dans l’univers du groupe à travers les objectifs de deux grands photographes, témoins et amis du groupe, Dominique Tarlé et Ethan Russell.
Dominique Tarlé connu par tous les fans comme étant le seul photographe à avoir vécu avec les Rolling Stones, lors de l’enregistrement d’Exile en 1971 dans le Sud de la France, à la célèbre Villa Nellcôte. Venu saluer son ami Keith, et passer une journée à la Villa, il fut invité à rester et partagea la vie des artistes, exilés fiscaux à l’époque, pendant plus de six mois ; témoignant ainsi de leur vie de famille, de leur quotidien, et de l’enregistrement de l’album.
Quant à Ethan Russell, il commença à photographier le groupe dès 1969, les suivant lors de multiples tournées, vivant à leur côté la tournée américaine de 1972 lors de la sortie de l’album.
Bien que réalisées dans des conditions différentes, les photos de Dominique et d’Ethan se répondent, se complètent; leur bienveillance, leur discrétion, leur simplicité et l’émotion qu’elles dégagent, les rapprochent.

Soul Survivors, Dominique Tarlé et Ethan Russell
Jusqu’au 22 septembre 2010
Lieu : à la Galerie de l’Instant, 46 Rue de Poitou, 75003 Paris
Horaires : du mardi au vendredi de 11h à 19h, le samedi jusqu’à 18h30
dans Life Style
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Christophe
17
mai
Emmené par la moitié des White Stripes à la batterie, The Dead Weather livre, moins d’un an après Horehound, un second album qui relègue le premier au stade de démo.

Plus abouti que Horehound, premier album massif et décharné, Sea of Cowards est un nouveau brûlot mordant dont l’assaut électrique est enrichi des mélodies qui faisaient défaut à son prédécesseur. Leur secret ? Un disque de rock exalté et spontané enregistré dans l’urgence.
Le groupe continue ainsi sur sa lancée, en approfondissant ce qu’il avait commencé. Même perspective de fin du monde, climat à peine plus festif. Qu’importe, s’endormir sous les douces invectives mortuaires d’Alison Mosshart reste un régal pour celui qui demeure hypersensible à ses braillements lascifs.
Puissant, efficace, indispensable.
dans Trax
Publié par
Christophe