04
jan

Près de vingt ans après sa disparition, l’ombre de Serge Gainsbourg plane encore sur toute la chanson française. Ses nombreux héritiers supposés se disputent un legs artistique immense. Pendant ce temps-là, sa propre fille, Charlotte, trace une route éminemment personnelle.

Persistance rétinienne

Deux décennies pour s’alléger d’un répertoire musical aussi génial qu’encombrant, une éternité pour faire oublier sa filiation, la mission est fragile et exquise. Charlotte s’offre un collaborateur de prestige en la personne de Beck pour réanimer la beauté vaporeuse laissée en suspens depuis 1986 et la sortie de Charlotte Forever sous tutelle paternelle.

Plus audacieux que 5:55, IRM possède une densité et une richesse musicale qui le rendent attachant. Le ton, les mots, les notes font écho à l’envie de jouer dans le terrain que dominait son père. Un spectre sonore épousant les cordes et les percussions du folk, du blues et de l’électro. Charlotte convainc habilement à dissoudre l’équation familiale.

28
déc

Rock Diary

2009 à 0:45 | Commenter

Hedi Slimane, quarantenaire retraité de la maison Dior, met en scène le jeune Oscar Nilsson du Ballet royal danois à travers un nouveau court métrage réalisé pour le magazine VMan.

Rock Diary

La vidéo superpose le style photographique de Slimane sur la dynamique et la fluidité des mouvements du danseur. A l’instar de son travail photographique, le designer français exploite toutes les subtilités de lumière pour en révéler son hyperréalisme : dépouillement de la palette noir et blanc, utilisation de l’espace négatif, esquisse des formes.

Puissant et délicat à la fois.

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21
déc

Chase The Tear

2009 à 1:05 | Commenter

A l’occasion de la journée mondiale des droits de l’homme, Portishead offre une nouvelle chanson en soutien à Amnesty International.

Chase The Tear

Coincé entre leur dernier album Third paru en 2008 et leur probable prochain en 2010, les bristoliens sortent en cette période de Noël un nouveau single intitulé Chase The Tear.

Plus proche du son expérimental de Third que des deux précédents opus, Portishead nous livre un morceau tout en tension, à la rythmique mécanique que seul vient atténuer la voix toujours exquise de Beth Gibbons.

Cet inédit est disponible en téléchargement sur le site Internet 7digital, les bénéfices sont intégralement reversés à Amnesty International.

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14
déc

Alain Bashung a rejoint Serge Gainsbourg au paradis du rock, mais ils se retrouvent dans une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta. L’Homme à tête de chou est à l’affiche du Théâtre du Rond-Point à Paris jusqu’au 19 décembre.

Avec pour seul élément de décor, une chaise à roulettes, celle qui aurait permis à Bashung de se déplacer sur scène si le projet d’être partie prenante du show avait pu aboutir, c’est un rock requiem à deux têtes bandantes qui fait la danse du ventre.

Sur la scène, pas de fantaisie : une nuit de lune narquoise en guise d’atmosphère, forcément bleu pétrole. Besoin de rien d’autre. Des corps dans le décor. A eux de propager le parfum de mort et d’amour qui traverse les mots et la musique de Gainsbourg, et l’histoire de la petite garce Marilou, insaisissable shampouineuse qu’un homme « aveuglé par sa beauté païenne » fera disparaître sous la mousse.

Moitié légume, moitié mec

Les corps de Marilou et de l’homme à la tête de chou se croisent, se frôlent, se caressent. Violence et érotisme se superposent sauvagement. L’histoire d’amour meurtrière est presque adoucie par la voix de Bashung.

La collaboration posthume Gainsbourg / Bashung est sans équivoque : majestueuse et immortelle.

L’Homme à tête de chou, mise en scène de Jean-Claude Gallotta
Jusqu’au 19 décembre 2009
Lieu : au théâtre du Rond-Point, 2bis avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris
Tarifs : de 20€ à 35€
Horaire : 20h30

30
nov

Le MoMA explore du 22 novembre au 26 avril 2010 la pleine dimension de la carrière de Tim Burton le cinéaste, mais aussi du metteur en scène, de l’illustrateur, du photographe et de l’écrivain, à travers une importante rétrospective.

The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

Retraçant le parcours imaginatif et graphique de Tim Burton, à partir de ses premiers dessins d’enfants jusqu’à la maturité atteinte dans ses films, l’exposition réunit plus de 700 œuvres rarement ou jamais vues : dessins, peintures, storyboards, images d’animation, marionnettes, maquettes, costumes, documents cinématographiques éphémères et une vaste série de films couvrant les 27 ans de carrière de l’artiste conceptuel.

L’exposition explore la façon dont Tim Burton s’est inspiré de la pop culture américaine et a réinventé le cinéma hollywoodien comme l’expression de sa vision unique, influençant toute une génération de jeunes artistes.

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Tim Burton
Jusqu’au 26 avril 2010
Lieu : au MoMA, 11 West 53rd Street, New York City 10019
Tarifs : de 12$ à 20$
Horaires : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h30 à 17h30, le vendredi de 10h30 à 20h