03
mai
Sept mois après sa disparition, la Monnaie de Paris consacre à Willy Ronis une rétrospective qui illustre parfaitement l’œuvre de sa vie.

Voyages, engagements, couleurs, il y a là des découvertes. Fils d’un émigré juif d’Odessa, en Ukraine, et d’une pianiste juive lituanienne, le temps s’est arrêté sur cette âme forte de la photographie humaniste, comme le démontre cet hommage en 150 images.
Pour lui, la photo est moins une forme d’expression artistique qu’un moyen de communication. Il se considérait avant tout comme un homme de reportage. Il était polyglotte, curieux et ouvert sur le monde. Voilà sûrement l’aspect le moins connu de son travail et la raison d’être principale de cette exposition. Une œuvre abordée à travers 5 thèmes : la rue, le travail, les voyages le corps et sa propre biographie.
J’ai creusé mes sillons avec mon instinct, ma petite honnêteté, chanté ma chanson à mi-voix ; je me suis souvent fait plaisir et cela compense le reste que, par bonheur, on oublie facilement.
Ces instants suspendus, volés au temps recèlent une mélodie qui touche dans l’immédiat. il y a bien souvent dans ces photos une incongruité qui renversent les choses et nous plonge dans l’imaginaire. Une exposition plus intemporelle et poétique que l’ordinaire.
Une poétique de l’engagement, Willy Ronis
Jusqu’au 22 août 2010
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h (le jeudi jusqu’à 21h30)
Tarif : de 5€ à 7€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
26
avr
2010 à 01:25 |
1 commentaire
Four Letter Words est un projet mené par Rob Seward, artiste et programmeur new yorkais, mêlant réflexion motrice et expression des émotions.
Le texte libéré par cette sculpture électronique est une génération complexe de mots de 4 lettres prenant en compte sens de la rime, séquençage du texte et association d’idées. Le tout retranscrit dans un arrangement de néons.
La matière sauvage et bestiale générée par l’algorithme mis au point par l’Université de Floride du Sud entre 1976 et 1998 est influencée par une multitude de langues et de perceptions, singulièrement retranscrits dans l’étude de Elliot McGinnies publiée en 1949, Emotionality and Perceptual Defense.
dans Graphix
Publié par
Christophe
19
avr
Bettina Rheims retrouve son complice Serge Bramly pour une exposition intitulée Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet 2010 à la Bibliothèque nationale de France.
Le thème ? Une jeune femme, polymorphe dans cet exercice, part à la recherche de sa jumelle dans le dédale parisien, que l’on perçoit rapidement comme un personnage à part entière à travers une centaine de clichés.

Voilà donc Rose cherchant dans les rues, les cafés, les cabarets, les musées, le métro, les épiceries. Occasion de multiples photos et de multiples références aux artistes Man Ray, Duchamp, Magritte. Occasion surtout de célébrer Paris. L’atmosphère y est envoûtante, onirique, sensuelle, érotique, en une gradation fétichiste.
Bettina Rheims considère Rose, c’est Paris comme un projet de maturité. Dans ses images, elle dévoile le territoire de ses rêves et une partie de son intimité. Le tout s’accompagne d’une musique d’un Paris intemporel et d’un film tourné par Serge Bramly.
Un propos littéraire ? « La photo est assez littéraire quand on y réfléchit » remarque l’écrivain. « C’est plus proche du poème que du roman. L’originalité de ce travail est que chaque image, chaque scène de film, est comme une scène de fiction dont on ne connaît pas le début, ni la fin. C’est à vous de reconstituer l’histoire. »
Rose, c’est Paris, Bettina Rheims
Jusqu’au 11 juillet 2010
Lieu : à la BNF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Tarif : de 5€ à 7€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
12
avr
Le 14 juillet 2007, Jack et Meg White fêtaient les dix ans des White Stripes. Fin juin, peu après la sortie d’Icky Thump, son dernier album, le duo s’embarquait dans une tournée du grand Nord canadien, leur première. Film et disque live, Under Great White Northern Lights retrace cette histoire.

Trésor introspectif et rétrospectif, le documentaire d’Emmett Malloy, fan et réalisateur, s’applique à retranscrire l’univers visuel codifié des White Stripes avec minutie et simplicité.
Au Canada, les White Stripes ne font pas la tournée des stades : ils jouent dans des petites salles et, en off, collectionnent les concerts-performances dans des lieux improbables. A Winnipeg, ils jouent dans un bus, entourés de voyageurs hystériques. A Saskatoon, ils jouent dans une salle de bowling. A Halifax, dans un billard. A Charlottetown, sur un bateau.
Under Great White Northern Lights est aussi un triomphe dans la quête permanente de Jack White à démontrer qu’il persiste de la beauté et du romantisme dans les choses les plus simples et les plus spontanées. Son aversion persistante pour la technologie peut paraître obstinée mais une grande partie de la puissance de ce set réside dans son aspect physique.
Une conception esthétique inébranlable dans sa forme la plus minimale.
dans Around the World
Publié par
Christophe
06
avr
Après trois ans d’absence, on commençait sérieusement à se questionner quant à la survie (musicale) du héros solitaire.
Toujours chez Record Makers, Kavinsky revient avec nouvel opus baptisé Nightcall. Guy-Manuel Homem-Christo des Daft Punk à la production (un habitué du label puisqu’il a aussi produit le dernier album de Sébastien Tellier) suivit de la machine à turbine SebastiAn au mixage, ces prémices composés de deux morceaux et deux remixes s’avèrent particulièrement savoureux.
L’album se découvre en ligne. A suivre, Pacific Coast Highway, deuxième titre de cette dragée électronique.

dans Trax
Publié par
Christophe