23
mar
L’univers de Takeshi Kitano ne manque jamais de ce mélange d’humour, de distance, et quelque part de jugement lucide et sévère sur l’humanité. Cinéaste, acteur, animateur d’émissions télévisées, comique, peintre, écrivain, Takeshi Kitano multiplie les supports pour exprimer sa foisonnante créativité.

Si Beat Takeshi est surtout connu en Europe pour ses films, au Japon, il est reconnu pour ses émissions comiques. L’exposition qu’il a conçue à la Fondation Cartier rassemble les deux versants de son talent.
Gosse de peintre révèle l’univers décalé, fantastique, impertinent, empreint de la nostalgie de l’artiste pour le monde de l’enfance. Passionné par la connaissance et la transmission, curieux de tout, Takeshi Kitano transforme la Fondation Cartier en un parc d’attractions, selon un itinéraire alternant pédagogie, gags, jeux et images. Un univers joyeux, riche, complexe, dont les clés de compréhension s’apprécient à travers l’esprit satirique de son concepteur.
Projet kaléidoscopique dont la dimension autobiographique est évidente, le monde ludique de Beat Takeshi n’est finalement pas tant enfantin que cela, un parcours peut-être aussi un peu philosophique voire initiatique.
Gosse de peintre, Beat Takeshi Kitano
Jusqu’au 12 septembre 2010
Lieu : à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, 75014 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 20h, nocturne le mardi jusqu’à 22h.
Tarif : de 5€ à 7,50€
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
15
mar
Pour la première fois, la mode s’invite au Petit Palais, le temps d’un vibrant hommage au couturier Yves Saint Laurent, disparu en 2008. Dessins, vidéos et modèles dévoilent les 40 années de carrière de cet immense créateur, depuis ses débuts chez Dior à son ultime collection en 2002.
L’œuvre d’Yves Saint Laurent rappelle plus que jamais que la mode est un instrument de liberté pour les femmes. En 40 ans de création, Yves Saint Laurent a profondément renouvelé les codes vestimentaires, et par là, révolutionné la vie des femmes tout au long de la seconde partie du XXe siècle. En empruntant au vestiaire masculin le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne, il vêtit les femmes et fit passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre.
S’inspirant de la rue, de ses voyages imaginaires asiatiques et africains et de son dialogue avec l’Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh), Yves Saint Laurent n’a cessé de servir les femmes ; leurs corps, leurs gestes, leurs attitudes, leurs envies.
Du social à l’intime, son œuvre aura été celle d’un homme habité par le tourbillon des sens, comme un secret chuchoté à l’oreille, un rêve inchangé, un trouble inspiré.

Yves Saint Laurent
Jusqu’au 29 août 2010
Lieu : au Petit Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs : de 5,50€ à 11€
dans Life Style
Publié par
Christophe
08
mar

Margaret Durow photographie les instants de sa vie depuis 2005, quand elle a commencé à prendre des clichés de ses amies. Ses photos sont toujours très personnelles. La plupart sont remplies de souvenirs, de mondes imaginaires et d’émotions intimes.
Je pense que mes photos sont une façon pour moi de revenir sur des moments de ma vie, mes sentiments et mes pensées. Mon objectif principal dans la prise de photos est de m’aider à trouver une sorte de bon sens à la vie, le temps, l’amour, et c’est pourquoi je me sens toujours effrayé et nerveuse, excitée et heureuse à la fois.
Margaret Durow étudie actuellement à l’Université de Wisconsin-Madison, où elle envisage de donner corps à sa passion pour la botanique.






dans Life Style
Publié par
Christophe
22
fév
Edouard Baer est sur les planches du Théâtre Marigny depuis le mois de décembre et il va continuer à nous régaler avec son délicieux nouveau spectacle, Miam Miam, au moins jusqu’à la fin du mois de mars.
Après l’aventure commencée avec La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti puis Looking for Mister Castang, Edouard redevient Luigi et nous propose un menu épicé avec réflexion sur l’art théâtral en hors d’œuvre, humour en plat principal et attendrissement au dessert !

La dernière création tout droit sortie de l’imaginaire prolifique de l’histrion en chef et facétieux Edouard Baer a donc pour cadre un restaurant ! Le coeur du cyclone, là où se posent les questions les plus essentielles de notre époque. Et puis les hasards, les hasards des rencontres, des gens qui entrent, qui sortent, qui s’entrechoquent. Le hasard : le sel de la vie.
Edouard Baer, Léa Drucker, Atmen Kelif et toute leur troupe de comédiens nous entraînent dans le doute et l’angoisse des coulisses d’un restaurant, rien ne se perd, tout se mastique. Une histoire où on espère le client, le beurre et l’argent du beurre. Miam Miam, un dernier restaurant avant la fin du monde !
Miam Miam, Edouard Baer et sa troupe
Jusqu’au 13 mars 2010
Lieu : au Théâtre Marigny, avenue de Marigny, 75008 Paris
Horaires : du mardi au samedi à 21h (représentation supplémentaire le samedi à 17h)
Tarifs : de 33€ à 60€
dans Chill out
Publié par
Christophe
15
fév
Héritiers de la dance-music mélancolique de New Order, les Anglais de Delphic se délectent d’un premier album, Acolyte, aux confins de la pop romantique et de l’électronique nostalgique.

Atmosphère faussement neurasthénique, Delphic joue en équilibre instable. Voix retravaillées, rythmiques répétitives, nappes claires-obscures de synthés, l’état de torpeur apparent n’est que trop nerveux, voué à l’agitation. Les machines sont là pour donner une énergie et une étrangeté supplémentaires à la musique des Britanniques.
La volupté pesante de Delphic ne laisse pas indifférente car saisissante dans son appel au rêve.
dans Trax
Publié par
Christophe