27
juil

A Space Odyssey

2010 à 01:43 | Commenter

L’originalité de l’œuvre de Frédéric Platéus vient pour une part de sa fascination pour certains objets et figures liés au sport, à la technologie et à la science fiction. D’une autre part cette originalité vient de son aller et retour avec les mouvements issus de la culture populaire et urbaine.

Sa sensibilité à l’environnement citadin fait de lui un « peintre de la vie moderne » attaché aux mots dans l’art, à l’objet, aux reflets. Ses œuvres génèrent des sortes d’ovnis à l’image de Proteus IV, le robot du film de Donald Cammell, qui se fabrique un corps géométrique à partir d’un cube ayant la faculté de se mouvoir dans l’espace en se déployant en formes pyramidales.

Si chez beaucoup de photographes la sculpture est virtuellement présente dans la façon de creuser l’espace, de jouer avec les modèles, de cadrer l’architecture, chez Platéus les photographies, les graffitis en néons, les patchs, renvoient à la sculpture comme rêve d’une image parfaite.

A Space Odyssey

Phantom Works, Frédéric Platéus
Jusqu’au 31 juillet 2010
Lieu : à la Galerie Marion Meyer Contemporain, 3 rue des Trois Portes, 75005 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h
Tarif : entrée libre

21
juin

Dynasty

2010 à 01:04 | Commenter

Pour la première fois, les établissements voisins que sont le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’associent pour présenter une exposition commune dédiée à la nouvelle garde des artistes français. Un panorama aussi prometteur qu’hétéroclite de l’art contemporain hexagonal.

Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l’énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes. Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d’en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale.

Dynasty

La formule, bien que séduisante, est périlleuse. Toute exposition monographique ou thématique trouve son unité dans son propos : découverte d’un artiste dans un cas, réflexion historique, sociologique ou esthétique dans l’autre.

Un projet comme Dynasty, en revanche, s’expose à un écueil de taille : à vouloir montrer la multitude, on risque de sacrifier la pertinence et l’intérêt. En découvrant une succession d’œuvres sans homogénéité, on est tenté de rester en surface, en jetant des coups d’œil ici et là sans sonder chaque travail avec l’attention qu’il mériterait. Un patchwork peut-il faire office d’étendard ?

Dynasty
Jusqu’au 5 septembre 2010
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo, 11 et 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h (le jeudi jusqu’à 22h)
Tarif : de 6€ à 9€

23
nov

Outrenoir

2009 à 00:46 | Commenter

Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Outrenoir

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.

Pierre Soulages

Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)

26
oct

Un an après l’Américain Jeff Koons, c’est au tour du jeune plasticien français Xavier Veilhan d’investir le domaine royal de Versailles.

Du 13 septembre au 13 décembre 2009, l’artiste français y installe une quinzaine d’œuvres, essentiellement des sculptures, réparties entre la cour d’honneur, la cour royale, les escaliers Gabriel et de la Reine, et les jardins.

Artiste attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, Xavier Veilhan s’est permis de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV, une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Les œuvres appartiennent pour la plupart au galeriste Emmanuel Perrotin.

Le destin d'un roi

Seul, le Carrosse est une commande publique du CNAP et rejoindra la collection du Centre National des Arts Plastiques après l’exposition. Les six chevaux lancés au galop du Carrosse semblent avoir traversé le mur du temps. Inspirée de l’attelage de Louis XIV, pixelisée et réalisée en tôle pliée et soudée, la sculpture est l’attraction du château de Versailles.

Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs œuvres ou groupe d’œuvres spécialement créées pour l’occasion, en établissant une continuité entre l’histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur.

Veilhan Versailles, Xavier Veilhan
Jusqu’au 13 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

25
mai

Manifestation triennale, organisée à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication, La Force de l’Art a pour ambition d’offrir une scène à la création contemporaine en France et aux artistes qui l’animent, dans la diversité de leurs origines et de leurs initiatives. Deuxième édition de cette manifestation, La Force de l’Art 02 se déploie à partir de la nef du Grand Palais, jusqu’au 1er juin 2009.

Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais et Didier Ottinger sont les trois commissaires choisis par le Ministère de la Culture et de la Communication et la délégation aux Arts Plastiques, pour en construire les programmes. Leur propos : affirmer la force autonome et l’irréductible singularité de l’œuvre d’art. Et ce, en proposant au public les clés pour aborder au mieux les propositions, mais aussi les sujets les plus variés des débats actuels de l’art et de la société.

L’ambition de La Force de l’Art est de susciter et de stimuler l’énergie et le potentiel poétique propre aux œuvres, afin que celles-ci expriment et revendiquent à la fois leur autonomie et l’amplitude de leur champ d’action. L’exposition déploiera le temps de leur construction intime les strates de leur archéologie, La Force de l’Art 02 est l’éclatement de l’art en plusieurs espaces–temps.

La Force de l'Art 02

Des lieux, des scènes et des parcours multiples, autant de manifestations et d’univers singuliers, qui se répondent et se croisent. Autant d’œuvres, choisies pour leur puissance expressive, qui témoignent chacune de l’itinéraire prospectif d’un artiste contemporain, de ses engagements et de ses choix esthétiques.

Et parce qu’elles s’inscrivent également dans un réseau complexe de souvenirs, de références et d’interactions avec le contexte social, humain, historique et artistique, l’événement tentera de faire entendre, à travers leurs voix, le souffle de notre époque.

La Force de l’Art 02
Jusqu’au 1er juin
Lieu : à la nef du Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tarifs : de 4€ à 6€
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 19h, les jeudi, vendredi, samedi et dimanches jusqu’à 23h