23
nov

Outrenoir

2009 à 0:46 | Commenter

Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Outrenoir

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.

Pierre Soulages

Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)

26
oct

Un an après l’Américain Jeff Koons, c’est au tour du jeune plasticien français Xavier Veilhan d’investir le domaine royal de Versailles.

Du 13 septembre au 13 décembre 2009, l’artiste français y installe une quinzaine d’œuvres, essentiellement des sculptures, réparties entre la cour d’honneur, la cour royale, les escaliers Gabriel et de la Reine, et les jardins.

Artiste attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, Xavier Veilhan s’est permis de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV, une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Les œuvres appartiennent pour la plupart au galeriste Emmanuel Perrotin.

Le destin d'un roi

Seul, le Carrosse est une commande publique du CNAP et rejoindra la collection du Centre National des Arts Plastiques après l’exposition. Les six chevaux lancés au galop du Carrosse semblent avoir traversé le mur du temps. Inspirée de l’attelage de Louis XIV, pixelisée et réalisée en tôle pliée et soudée, la sculpture est l’attraction du château de Versailles.

Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs œuvres ou groupe d’œuvres spécialement créées pour l’occasion, en établissant une continuité entre l’histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur.

Veilhan Versailles, Xavier Veilhan
Jusqu’au 13 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

25
mai

Manifestation triennale, organisée à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication, La Force de l’Art a pour ambition d’offrir une scène à la création contemporaine en France et aux artistes qui l’animent, dans la diversité de leurs origines et de leurs initiatives. Deuxième édition de cette manifestation, La Force de l’Art 02 se déploie à partir de la nef du Grand Palais, jusqu’au 1er juin 2009.

Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais et Didier Ottinger sont les trois commissaires choisis par le Ministère de la Culture et de la Communication et la délégation aux Arts Plastiques, pour en construire les programmes. Leur propos : affirmer la force autonome et l’irréductible singularité de l’œuvre d’art. Et ce, en proposant au public les clés pour aborder au mieux les propositions, mais aussi les sujets les plus variés des débats actuels de l’art et de la société.

L’ambition de La Force de l’Art est de susciter et de stimuler l’énergie et le potentiel poétique propre aux œuvres, afin que celles-ci expriment et revendiquent à la fois leur autonomie et l’amplitude de leur champ d’action. L’exposition déploiera le temps de leur construction intime les strates de leur archéologie, La Force de l’Art 02 est l’éclatement de l’art en plusieurs espaces–temps.

La Force de l'Art 02

Des lieux, des scènes et des parcours multiples, autant de manifestations et d’univers singuliers, qui se répondent et se croisent. Autant d’œuvres, choisies pour leur puissance expressive, qui témoignent chacune de l’itinéraire prospectif d’un artiste contemporain, de ses engagements et de ses choix esthétiques.

Et parce qu’elles s’inscrivent également dans un réseau complexe de souvenirs, de références et d’interactions avec le contexte social, humain, historique et artistique, l’événement tentera de faire entendre, à travers leurs voix, le souffle de notre époque.

La Force de l’Art 02
Jusqu’au 1er juin
Lieu : à la nef du Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tarifs : de 4€ à 6€
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 19h, les jeudi, vendredi, samedi et dimanches jusqu’à 23h

04
mai

Autoportrait

2009 à 1:33 | Commenter

En 1962, Andy Warhol peint les portraits de Marilyn Monroe, de sa rivale Liz Taylor, réinterprète La Joconde et Elvis Presley. A partir de 1967 et jusqu’à sa mort en 1987, il réalise, sur commande, les portraits de dizaines de personnalités diverses, célèbres ou inconnues, offrant à un monde fasciné par les apparences un miroir flatteur et vertigineux. Il remettait ainsi à l’honneur un genre négligé, en y appliquant de nouveaux codes qui marqueront très profondément l’histoire du portrait.

Autoportrait

Avec cette série, Warhol dresse le tableau d’une société tout entière, et met en place une nouvelle forme de production artistique, sérielle, presque industrielle.

Pour réaliser ses portraits, dans son atelier, Andy Warhol mettra au point un processus systématique au début des années soixante-dix : maquillage et prise de vue de ses modèles au Polaroid Big Shot, choix des clichés, peinture et transposition sérigraphique.

Une sélection de cent trente œuvres parmi le millier de portraits qu’il a peint depuis le début des années soixante est ainsi mise à l’honneur au Grand Palais selon différents thèmes articulés à des moments essentiels de l’œuvre warholienne : Autoportraits, Screen Tests, Mao, Dollars, Catastrophes, Dernière Cène… et qui permettent de les replacer dans une vision rétrospective de sa production.

Tous mes portraits doivent avoir le même format pour qu’ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul grand tableau intitulé Portrait de la société.

Andy Warhol

Le Grand monde d’Andy Warhol
Jusqu’au 13 juillet
Lieu : aux Galeries nationales du Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Tarifs : de 8€ à 11€
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h, le jeudi jusqu’à 20h

20
avr

Einige Kreise

2009 à 0:04 | 4 commentaires

Actuellement et jusqu’au 10 août 2009 se tient au Centre Pompidou une grande rétrospective de l’œuvre de Vassily Kandinsky. De la représentation à la non-figuration, la rétrospective proposée par le Centre Pompidou illustre le parcours d’un peintre inventeur.

Né à Moscou en 1866, Vassili Kandinsky, fils de famille aisée, est mort à Neuilly-sur-Seine en 1944. Entre-temps, il aura vécu deux temps forts de la création au XXème siècle : le Cavalier bleu à Munich avant la Première Guerre mondiale et le Bauhaus à Weimar et à Dessau dans l’entre-deux-guerres.

Dans ce parcours tourmenté, bien qu’ayant eu tardivement la révélation de la peinture, après des études de droit et d’économie, il a bouleversé l’histoire de l’art et construit son destin en devenant un pionnier de l’abstraction.

Einige Kreise

L’exposition du Centre Pompidou retrace ce cheminement au travers d’une centaine de tableaux. Elle montre comment, porté par une « nécessité intérieure », l’artiste abandonne la représentation de la réalité au profit de ce que Christian Derouet, commissaire de l’exposition, appelle la « non-figuration ».

L’achèvement du catalogue raisonné de son œuvre, les récentes découvertes en Russie permettent de restituer l’unité d’une œuvre picturale qui dépasse de beaucoup la reconnaissance posthume de l’artiste.

Kandinsky
Jusqu’au 10 août
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)