23
nov
Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.
Pierre Soulages
Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
20
avr
2009 à 00:04 |
4 commentaires
Actuellement et jusqu’au 10 août 2009 se tient au Centre Pompidou une grande rétrospective de l’œuvre de Vassily Kandinsky. De la représentation à la non-figuration, la rétrospective proposée par le Centre Pompidou illustre le parcours d’un peintre inventeur.
Né à Moscou en 1866, Vassili Kandinsky, fils de famille aisée, est mort à Neuilly-sur-Seine en 1944. Entre-temps, il aura vécu deux temps forts de la création au XXème siècle : le Cavalier bleu à Munich avant la Première Guerre mondiale et le Bauhaus à Weimar et à Dessau dans l’entre-deux-guerres.
Dans ce parcours tourmenté, bien qu’ayant eu tardivement la révélation de la peinture, après des études de droit et d’économie, il a bouleversé l’histoire de l’art et construit son destin en devenant un pionnier de l’abstraction.

L’exposition du Centre Pompidou retrace ce cheminement au travers d’une centaine de tableaux. Elle montre comment, porté par une « nécessité intérieure », l’artiste abandonne la représentation de la réalité au profit de ce que Christian Derouet, commissaire de l’exposition, appelle la « non-figuration ».
L’achèvement du catalogue raisonné de son œuvre, les récentes découvertes en Russie permettent de restituer l’unité d’une œuvre picturale qui dépasse de beaucoup la reconnaissance posthume de l’artiste.
Kandinsky
Jusqu’au 10 août
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
24
août
2008 à 20:57 |
2 commentaires
Au terme de ce qu’on a coutume d’appeler le « désenchantement du monde », une partie de l’art moderne s’est inventée dans un paysage de croyances bouleversées qui continue de participer à l’invention des formes contemporaines.
Dans un parcours qui embrasse toute l’histoire de l’art du 20ème siècle, de C.D. Friedrich à Kandinsky, de Malevitch à Picasso et de Barnett Newman à Bill Viola, l’exposition Traces du Sacré qui vient de se terminer au Centre Pompidou veut donc interroger la manière dont l’art continue de témoigner, dans des formes souvent inattendues, d’un au-delà de l’ordinaire des choses et demeure, dans un monde tout à fait sécularisé, la voie profane d’une nécessité irrépressible d’élévation.
Afin de prolonger l’expérience de cette manifestation controversée et donc passionnante, le Centre Pompidou met en ligne un site internet où foisonnent les points de vue sur la question du sacré dans l’art, depuis les angoisses métaphysiques des romantiques, jusqu’à l’affirmation actuelle de l’homme comme seul maître de son destin.

Un positionnement intéressant afin d’explorer les significations de la rémanence de ce questionnement et poursuivre la thèse de la naissance de l’art moderne dans cet environnement de croyances intemporelles.
http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe
12
août
Il ne reste plus que quelques jours pour respirer l’art de l’exposition Airs de Paris au Centre George Pompidou !

Cette exposition en référence à l’oeuvre Air de Paris de Marcel Duchamp présente en deux volets des oeuvres de 1970 à nos jours autour des thèmes conjoints de la ville et la vie urbaine. A travers un parcours hétéroclite et réjouissant, une centaine d’artistes posent leur regard sur les mutations technologiques, économiques et sociales de la ville. Ce regard parfois cynique, explore les nouvelles communautés et cultures urbaines ou les nouvelles perceptions de l’espace et du temps qui en découlent.
Parmi les bonnes surprises de l’exposition, où se côtoient peintures, sculptures, installations et vidéo, ne manquez pas l’œuvre surprenante de Nan Goldin qui révèle l’intimité de citadines… ou les tableaux d’Alain Bublex, marqués par l’invasion publicitaire et la course à la modernité.
Airs de Paris
Jusqu’au 15 août
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 8€ à 10€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h
dans Beaux Arts
Publié par
Christophe