14
déc

Refuge cinéphile

2008 à 19:58 | Commenter

Après trois ans de travaux, le Forum des Images a rouvert ses portes le 5 décembre dernier au Forum des Halles de Paris. Ce lieu culturel s’installe tout naturellement dans la nouvelle Rue du Cinéma créée à l’initiative de la Ville de Paris.

Totalement réhabilité par l’architecte Anouk Legendre du cabinet X-TU, le Forum des Images va mener une double activité de programmation et de conservation, tout en permettant au grand public de découvrir le plus vaste choix de films et de documents à travers une programmation innovante.

Refuge cinéphile

Pour sa réouverture, le Forum des Images propose un catalogue qui promet de belles surprises dans les jours à venir avec un cycle consacré à New-York à travers une sélection de 150 films s’étalant sur tout le mois et la venue de Alejandro Jodorowsky, Bertrand Tavernier, James Gray, Jean-Jacques Beineix, etc. De quoi découvrir la grosse pomme sous des angles différents, grâce au regard des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma.

Le Forum se donne les moyens de faire des heureux et surtout de proposer une façon innovante de consommer l’art cinématographique, dans le respect qu’il se doit.

Refuge cinéphile

02
juin

Comme tous les ans, la semaine suivant le Festival de Cannes, le Forum des images propose l’intégralité des films sélectionnés à la Quinzaine des Réalisateurs. Forte de 23 longs métrages et 10 courts métrages internationaux, la 39e sélection sera ainsi projetée du 30 mai au 5 juin au Cinéma des Cinéastes (Paris).

Une programmation de « surprise, découverte et admiration » selon Olivier Père, délégué général de la Quinzaine, qui explique avoir « privilégié la surprise, des films hors normes par leur forme radicale, l’audace de leur sujet ou leur condition de production. »

On notera particulièrement une belle brochette de films français. Avec Elle s’appelle Sabine, un portrait par Sandrine Bonnaire de sa soeur autiste, la mise à nu de Jacques Nolot dans Avant que j’oublie, l’histoire de soldats déserteurs dans La France de Serge Bozon ou encore le mélancolique Tout est pardonné de Mia Hansen-Løve.

Côté international, on retiendra la rageuse vision du Queens de Ramin Bahrani dans Chop Shop, le regard créatif sur la violence conjugale de l’allemand Jan Bonny dans Gegenüber, ou encore Control, le réussi biopic du photographe de rock Anton Corbjin sur Ian Curtis, le leader suicidé de Joy Division.

La Quinzaine des Réalisateurs monte à Paris

Quinzaine des réalisateurs
Du 30 mai au 5 juin
Au Cinéma des cinéastes
7 avenue de Clichy, 75017 Paris
www.forumdesimages.net/fr/cycle.php ?ccl_id=130

Source : Ecrans

23
sept

Nouveau nom, nouveau musée. Exactement cent un ans après sa fondation, l’Ucad (Union centrale des Arts décoratifs) ouvre, ce 15 septembre 2006, le nouveau musée des Arts décoratifs. Y sont présentés sur neuf niveaux plus de 5 000 objets (sur les 150 000 œuvres de son fonds), déployant ainsi un vaste panorama de ses riches collections.

La muséographie, enfin baignée de lumières naturelles, obéit à un circuit précis. Il débute par le département Moyen Age et Renaissance, se poursuit par les salles XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles, puis Art nouveau et Arts déco, architecturées sur deux niveaux par le Catalan Oscar Tusquets et Bruno Moinard, et s’achève par les départements moderne et contemporain, verticalement conçus sur cinq étages par Sylvain Dubuisson. Aucune obligation toutefois de passer par la galerie des retables ou le cabinet des Fables pour filer admirer l’appartement privé de Jeanne Lanvin, conçu par Rateau, comptant parmi les 12 period rooms mises en place par François-Joseph Graf.

Enfin, architecturées par Bernard Desmoulin, la galerie des Jouets et la galerie Jean-Dubuffet s’ajoutent à la galerie des Bijoux, déjà inaugurée en 2004 et parée de 800 pièces de joaillerie formant un trait d’union avec le musée de la Mode et du Textile. Quant à la nef autour de laquelle s’articulent toutes les fonctions du musée, elle doit sa réorganisation à Daniel Kahane et accueillera sur plus de 1 000 mètres carrés les expositions temporaires.

Le cinéma dans le décor

Source : L’Express

23
avr

Il dit qu’il est né du deuil. Sa mère n’a porté que du noir en raison de décès constants dans la famille. C’est pourquoi il aime tant la couleur, le rouge en particulier, dit-il.

Pedro Almodovar a vu le jour dans un petit village de La Mancha. Très tôt le cinéma, les stars le fascinent. Il collectionne les vignettes des vedettes d’Hollywood qu’il trouve dans les plaquettes de chocolat. Il se passionne pour Sara Montiel et aux autres vedettes de mélos espagnols.

Sa première caméra super 8, il l’achète avec son salaire lorsqu’il travaille à la compagnie de téléphone. Il filme tout, Madrid dans tous ses émois. La ville, les gens. Chanteur, acteur, metteur en scène, il participe à la Movida. Et son premier film Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, arrive comme une bombe qui explose à la face des bien-pensants.

Pedro Almodovar naît dans l’underground au cinéma. Mais c’est avec Femmes au bord de la crise de nerf qu’il atteint une notoriété hors des frontières espagnoles. Parle avec elle le consacrera. Et on attend son prochain film Volver qui sera présenté au Festival de Cannes.

Aujourd’hui la Cinémathèque française lui rend hommage avec une rétrospective et une exposition passionnante.

L’homme de la Mancha

Almodovar Exhibition !
Jusqu’au 31 juillet
Lieu : à la Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris
Tarifs : de 6€ à 9€

Source : Figaroscope