11
jan

Electric Revival

2010 à 0:12 | Commenter

Jusqu’au 4 février, le Musée d’Orsay propose à ses visiteurs un voyage au travers des décennies qui ont fait revivre l’Art Nouveau. Histoire de l’art, décoration intérieure, design et graphisme : autant de domaines sont conjointement touchés par le phénomène à travers une exposition protéiforme qui présente les différents cheminements de cette redécouverte et son insertion dans l’air du temps.

Oublié, voire discrédité, pendant de longues années, l’Art Nouveau fait l’objet au cours des années 1960 d’une réhabilitation touchant aussi bien l’histoire et le marché de l’art que la création contemporaine. Les origines de ce renouveau sont multiples : les femmes alanguies aux longs cheveux flottant de Mucha trouveront un écho dans la revendication d’une libération du corps féminin, les arabesques délirantes de Guimard, Gaudí ou Van de Velde résonneront avec les expériences hallucinogènes en vogue.

Entre design, illustration et mode, l’exposition explore les correspondances méconnues entre un mouvement esthétique purement formel et sa réappropriation contemporaine, collection à l’influence variée et inattendue.

Electric Revival

Art Nouveau Revival
Jusqu’au 4 février 2010
Lieu : au Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris
Tarifs : de 7€ à 9,50€
Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 21h45)

30
nov

Le MoMA explore du 22 novembre au 26 avril 2010 la pleine dimension de la carrière de Tim Burton le cinéaste, mais aussi du metteur en scène, de l’illustrateur, du photographe et de l’écrivain, à travers une importante rétrospective.

The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

Retraçant le parcours imaginatif et graphique de Tim Burton, à partir de ses premiers dessins d’enfants jusqu’à la maturité atteinte dans ses films, l’exposition réunit plus de 700 œuvres rarement ou jamais vues : dessins, peintures, storyboards, images d’animation, marionnettes, maquettes, costumes, documents cinématographiques éphémères et une vaste série de films couvrant les 27 ans de carrière de l’artiste conceptuel.

L’exposition explore la façon dont Tim Burton s’est inspiré de la pop culture américaine et a réinventé le cinéma hollywoodien comme l’expression de sa vision unique, influençant toute une génération de jeunes artistes.

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Tim Burton
Jusqu’au 26 avril 2010
Lieu : au MoMA, 11 West 53rd Street, New York City 10019
Tarifs : de 12$ à 20$
Horaires : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h30 à 17h30, le vendredi de 10h30 à 20h

23
nov

Outrenoir

2009 à 0:46 | Commenter

Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre de l’une des figures majeures de l’abstraction, peintre du noir et de la lumière, Pierre Soulages.

Outrenoir

Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile. Dans cet extrême, j’ai vu en quelques sorte la négation du noir, les différences de texture réfléchissant plus ou moins faiblement la lumière, du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre – j’aime que cette couleur violente incite à l’intériorisation. Mon instrument n’était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. D’autant plus intense dans ses reflets qu’elle émane de la plus grande absence de lumière. Je me suis engagé dans cette voie. J’y trouve toujours des ouvertures nouvelles.

Pierre Soulages

Soulages
Jusqu’au 8 mars 2010
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)

26
oct

Un an après l’Américain Jeff Koons, c’est au tour du jeune plasticien français Xavier Veilhan d’investir le domaine royal de Versailles.

Du 13 septembre au 13 décembre 2009, l’artiste français y installe une quinzaine d’œuvres, essentiellement des sculptures, réparties entre la cour d’honneur, la cour royale, les escaliers Gabriel et de la Reine, et les jardins.

Artiste attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, Xavier Veilhan s’est permis de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV, une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Les œuvres appartiennent pour la plupart au galeriste Emmanuel Perrotin.

Le destin d'un roi

Seul, le Carrosse est une commande publique du CNAP et rejoindra la collection du Centre National des Arts Plastiques après l’exposition. Les six chevaux lancés au galop du Carrosse semblent avoir traversé le mur du temps. Inspirée de l’attelage de Louis XIV, pixelisée et réalisée en tôle pliée et soudée, la sculpture est l’attraction du château de Versailles.

Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs œuvres ou groupe d’œuvres spécialement créées pour l’occasion, en établissant une continuité entre l’histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur.

Veilhan Versailles, Xavier Veilhan
Jusqu’au 13 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

28
sept

I see Myself

2009 à 0:58 | Commenter

Invité exceptionnel des Galeries Lafayette, du 8 septembre au 3 octobre 2009, David Lynch (toujours très prolifique) crée et réalise en exclusivité pour les Galeries Lafayette 11 vitrines uniques sur le thème Machines, Abstraction and Women et une exposition inédite I see Myself à la Galerie des Galeries.

David Lynch aux galeries Lafayette

Pour moi, ces vitrines sont comme des boîtes à bijoux. Elles présentent des scènes avec des paysages et des personnages qui évoqueront la machine, l’abstraction et la femme. Avec des sons, des figures animées et des lumières. J’espère qu’elles auront leur magie et qu’elles laisseront toute sa place au rêve.

En plus des onze vitrines des Galeries Lafayette, David Lynch présente, dans sa propre mise en scène, une quarantaine de lithographies, à la Galerie des Galeries au 1er étage du magasin. Cette installation, fait la part belle au noir et au blanc que l’artiste s’est employé à élever au rang de couleurs.

Les fans du réalisateur devraient aussi être comblés : ils auront droit au même endroit à la diffusion en boucle d’une dizaine de court métrages, dont le plus court d’entre eux, mais pas le moins édifiant sur le propos artistique de Lynch, Lumiere: Premonitions Following an Evil Deed, de 1996, dure 52 secondes.

L’exposition est l’occasion de pénétrer dans l’univers singulier et fantasmatique de ce créateur et de découvrir les différentes facettes de son œuvre protéiforme.