11
oct

Pour la troisième année consécutive le Château de Versailles s’ouvre à l’art contemporain. Après l’américain Jeff Koons et le français Xavier Veilhan, c’est au tour du plasticien japonais Takashi Murakami d’exposer ses œuvres colorées à Versailles. Cette invitation fourni à l’artiste l’occasion de présenter une rétrospective de ses travaux dans quinze salles du palais.

Les Fleurs du Mal

Depuis la fin de ses études à l’Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo, Takashi Murakami revendique la pratique d’un art japonais autonome et analyse la manière dont celui-ci peut se démarquer face au modèle occidental. Faussement joyeuse, elle s’inspire avant tout des dérèglements du monde moderne depuis Hiroshima.

Ses œuvres cristallisent la nouvelle subculture de Tokyo, puisant directement ses sources à la fois dans la peinture japonaise historique et dans l’imagerie manga, qu’il détourne ou amplifie sur des thèmes où émergent des questionnements souvent absents des bandes dessinées japonaises.

Il est probable que le Versailles de mon imagination corresponde à une exagération et à une transformation de mon esprit jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière. C’est ce que j’ai essayé de saisir dans cette exposition.

Murakami Versailles, Takashi Murakami
Jusqu’au 12 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

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30
août

La photographie compte parmi les nombreux talents de Karl Lagerfeld. Passionné depuis 1987, l’incontournable créateur de mode est également célèbre pour son amour de la pellicule.

Auteur de toutes les campagnes publicitaires pour la Maison Chanel, il est l’auteur de plusieurs livres de photographies dont les récents La beauté de la violence et Métamorphoses d’un Américain. Caché derrières ses intemporelles lunettes noires, il regarde et saisit le monde et la mode avec l’œil de l’appareil.

Itinéraire d'un maître

La Maison Européenne de la Photographie propose de découvrir son travail en deux temps : une première partie dévoilant ses clichés mêlant portraits, images de mode, et photographies plus personnelles, tandis que la seconde partie livre ses réflexions et expérimentations autour du tirage.

Au delà de son travail de créateur, l’homme tient aussi les rênes de la librairie parisienne de photographies 7L, située au-dessous de son studio personnel. La sélection de livres exposée reflète les passions personnelles du Kaiser, un mélange d’ouvrages rares et classiques.

Parcours de travail, Karl Lagerfeld
Du 15 septembre au 10 octobre 2010
Lieu : à la Maison Européenne de la Photographie, 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 20h
Tarif : de 3,50€ à 6,50€

27
juil

A Space Odyssey

2010 à 01:43 | Commenter

L’originalité de l’œuvre de Frédéric Platéus vient pour une part de sa fascination pour certains objets et figures liés au sport, à la technologie et à la science fiction. D’une autre part cette originalité vient de son aller et retour avec les mouvements issus de la culture populaire et urbaine.

Sa sensibilité à l’environnement citadin fait de lui un « peintre de la vie moderne » attaché aux mots dans l’art, à l’objet, aux reflets. Ses œuvres génèrent des sortes d’ovnis à l’image de Proteus IV, le robot du film de Donald Cammell, qui se fabrique un corps géométrique à partir d’un cube ayant la faculté de se mouvoir dans l’espace en se déployant en formes pyramidales.

Si chez beaucoup de photographes la sculpture est virtuellement présente dans la façon de creuser l’espace, de jouer avec les modèles, de cadrer l’architecture, chez Platéus les photographies, les graffitis en néons, les patchs, renvoient à la sculpture comme rêve d’une image parfaite.

A Space Odyssey

Phantom Works, Frédéric Platéus
Jusqu’au 31 juillet 2010
Lieu : à la Galerie Marion Meyer Contemporain, 3 rue des Trois Portes, 75005 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h
Tarif : entrée libre

21
juin

Dynasty

2010 à 01:04 | Commenter

Pour la première fois, les établissements voisins que sont le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris s’associent pour présenter une exposition commune dédiée à la nouvelle garde des artistes français. Un panorama aussi prometteur qu’hétéroclite de l’art contemporain hexagonal.

Stéréo, symétrie, dialectique : à travers la multiplicité des techniques et des approches stylistiques, le projet vise à révéler l’énergie qui habite ces artistes, mais aussi leurs interrogations, leurs ambiguïtés ou leurs paradoxes. Le projet se propose de prendre le pouls de la sensibilité artistique émergente en France, d’en marquer les points de rencontres et de divergences et de participer à son rayonnement sur la scène artistique internationale.

Dynasty

La formule, bien que séduisante, est périlleuse. Toute exposition monographique ou thématique trouve son unité dans son propos : découverte d’un artiste dans un cas, réflexion historique, sociologique ou esthétique dans l’autre.

Un projet comme Dynasty, en revanche, s’expose à un écueil de taille : à vouloir montrer la multitude, on risque de sacrifier la pertinence et l’intérêt. En découvrant une succession d’œuvres sans homogénéité, on est tenté de rester en surface, en jetant des coups d’œil ici et là sans sonder chaque travail avec l’attention qu’il mériterait. Un patchwork peut-il faire office d’étendard ?

Dynasty
Jusqu’au 5 septembre 2010
Lieu : au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo, 11 et 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h (le jeudi jusqu’à 22h)
Tarif : de 6€ à 9€

07
juin

Soul Survivors

2010 à 00:43 | Commenter

À l’occasion de la réédition d’Exile on Main Street des Rolling Stones, la Galerie de l’Instant propose de plonger une nouvelle fois dans l’univers du groupe à travers les objectifs de deux grands photographes, témoins et amis du groupe, Dominique Tarlé et Ethan Russell.

Dominique Tarlé connu par tous les fans comme étant le seul photographe à avoir vécu avec les Rolling Stones, lors de l’enregistrement d’Exile en 1971 dans le Sud de la France, à la célèbre Villa Nellcôte. Venu saluer son ami Keith, et passer une journée à la Villa, il fut invité à rester et partagea la vie des artistes, exilés fiscaux à l’époque, pendant plus de six mois ; témoignant ainsi de leur vie de famille, de leur quotidien, et de l’enregistrement de l’album.

Quant à Ethan Russell, il commença à photographier le groupe dès 1969, les suivant lors de multiples tournées, vivant à leur côté la tournée américaine de 1972 lors de la sortie de l’album.

Bien que réalisées dans des conditions différentes, les photos de Dominique et d’Ethan se répondent, se complètent; leur bienveillance, leur discrétion, leur simplicité et l’émotion qu’elles dégagent, les rapprochent.

Soul Survivors

Soul Survivors, Dominique Tarlé et Ethan Russell
Jusqu’au 22 septembre 2010
Lieu : à la Galerie de l’Instant, 46 Rue de Poitou, 75003 Paris
Horaires : du mardi au vendredi de 11h à 19h, le samedi jusqu’à 18h30