03
mai

Poésie et utopie

2010 à 00:42 | Commenter

Sept mois après sa disparition, la Monnaie de Paris consacre à Willy Ronis une rétrospective qui illustre parfaitement l’œuvre de sa vie.

Poésie et utopie

Voyages, engagements, couleurs, il y a là des découvertes. Fils d’un émigré juif d’Odessa, en Ukraine, et d’une pianiste juive lituanienne, le temps s’est arrêté sur cette âme forte de la photographie humaniste, comme le démontre cet hommage en 150 images.

Pour lui, la photo est moins une forme d’expression artistique qu’un moyen de communication. Il se considérait avant tout comme un homme de reportage. Il était polyglotte, curieux et ouvert sur le monde. Voilà sûrement l’aspect le moins connu de son travail et la raison d’être principale de cette exposition. Une œuvre abordée à travers 5 thèmes : la rue, le travail, les voyages le corps et sa propre biographie.

J’ai creusé mes sillons avec mon instinct, ma petite honnêteté, chanté ma chanson à mi-voix ; je me suis souvent fait plaisir et cela compense le reste que, par bonheur, on oublie facilement.

Ces instants suspendus, volés au temps recèlent une mélodie qui touche dans l’immédiat. il y a bien souvent dans ces photos une incongruité qui renversent les choses et nous plonge dans l’imaginaire. Une exposition plus intemporelle et poétique que l’ordinaire.

Une poétique de l’engagement, Willy Ronis
Jusqu’au 22 août 2010
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h (le jeudi jusqu’à 21h30)
Tarif : de 5€ à 7€

19
avr

Rose

2010 à 00:20 | Commenter

Bettina Rheims retrouve son complice Serge Bramly pour une exposition intitulée Rose, c’est Paris jusqu’au 11 juillet 2010 à la Bibliothèque nationale de France.

Le thème ? Une jeune femme, polymorphe dans cet exercice, part à la recherche de sa jumelle dans le dédale parisien, que l’on perçoit rapidement comme un personnage à part entière à travers une centaine de clichés.

Rose

Voilà donc Rose cherchant dans les rues, les cafés, les cabarets, les musées, le métro, les épiceries. Occasion de multiples photos et de multiples références aux artistes Man Ray, Duchamp, Magritte. Occasion surtout de célébrer Paris. L’atmosphère y est envoûtante, onirique, sensuelle, érotique, en une gradation fétichiste.

Bettina Rheims considère Rose, c’est Paris comme un projet de maturité. Dans ses images, elle dévoile le territoire de ses rêves et une partie de son intimité. Le tout s’accompagne d’une musique d’un Paris intemporel et d’un film tourné par Serge Bramly.

Un propos littéraire ? « La photo est assez littéraire quand on y réfléchit » remarque l’écrivain. « C’est plus proche du poème que du roman. L’originalité de ce travail est que chaque image, chaque scène de film, est comme une scène de fiction dont on ne connaît pas le début, ni la fin. C’est à vous de reconstituer l’histoire. »

Rose, c’est Paris, Bettina Rheims
Jusqu’au 11 juillet 2010
Lieu : à la BNF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 12h à 19h
Tarif : de 5€ à 7€

23
mar

Beat

2010 à 00:38 | Commenter

L’univers de Takeshi Kitano ne manque jamais de ce mélange d’humour, de distance, et quelque part de jugement lucide et sévère sur l’humanité. Cinéaste, acteur, animateur d’émissions télévisées, comique, peintre, écrivain, Takeshi Kitano multiplie les supports pour exprimer sa foisonnante créativité.

Beat

Si Beat Takeshi est surtout connu en Europe pour ses films, au Japon, il est reconnu pour ses émissions comiques. L’exposition qu’il a conçue à la Fondation Cartier rassemble les deux versants de son talent.

Gosse de peintre révèle l’univers décalé, fantastique, impertinent, empreint de la nostalgie de l’artiste pour le monde de l’enfance. Passionné par la connaissance et la transmission, curieux de tout, Takeshi Kitano transforme la Fondation Cartier en un parc d’attractions, selon un itinéraire alternant pédagogie, gags, jeux et images. Un univers joyeux, riche, complexe, dont les clés de compréhension s’apprécient à travers l’esprit satirique de son concepteur.

Projet kaléidoscopique dont la dimension autobiographique est évidente, le monde ludique de Beat Takeshi n’est finalement pas tant enfantin que cela, un parcours peut-être aussi un peu philosophique voire initiatique.

Gosse de peintre, Beat Takeshi Kitano
Jusqu’au 12 septembre 2010
Lieu : à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, 75014 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 20h, nocturne le mardi jusqu’à 22h.
Tarif : de 5€ à 7,50€

11
jan

Electric Revival

2010 à 00:12 | Commenter

Jusqu’au 4 février, le Musée d’Orsay propose à ses visiteurs un voyage au travers des décennies qui ont fait revivre l’Art Nouveau. Histoire de l’art, décoration intérieure, design et graphisme : autant de domaines sont conjointement touchés par le phénomène à travers une exposition protéiforme qui présente les différents cheminements de cette redécouverte et son insertion dans l’air du temps.

Oublié, voire discrédité, pendant de longues années, l’Art Nouveau fait l’objet au cours des années 1960 d’une réhabilitation touchant aussi bien l’histoire et le marché de l’art que la création contemporaine. Les origines de ce renouveau sont multiples : les femmes alanguies aux longs cheveux flottant de Mucha trouveront un écho dans la revendication d’une libération du corps féminin, les arabesques délirantes de Guimard, Gaudí ou Van de Velde résonneront avec les expériences hallucinogènes en vogue.

Entre design, illustration et mode, l’exposition explore les correspondances méconnues entre un mouvement esthétique purement formel et sa réappropriation contemporaine, collection à l’influence variée et inattendue.

Electric Revival

Art Nouveau Revival
Jusqu’au 4 février 2010
Lieu : au Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris
Tarifs : de 7€ à 9,50€
Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 21h45)

30
nov

Le MoMA explore du 22 novembre au 26 avril 2010 la pleine dimension de la carrière de Tim Burton le cinéaste, mais aussi du metteur en scène, de l’illustrateur, du photographe et de l’écrivain, à travers une importante rétrospective.

The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

Retraçant le parcours imaginatif et graphique de Tim Burton, à partir de ses premiers dessins d’enfants jusqu’à la maturité atteinte dans ses films, l’exposition réunit plus de 700 œuvres rarement ou jamais vues : dessins, peintures, storyboards, images d’animation, marionnettes, maquettes, costumes, documents cinématographiques éphémères et une vaste série de films couvrant les 27 ans de carrière de l’artiste conceptuel.

L’exposition explore la façon dont Tim Burton s’est inspiré de la pop culture américaine et a réinventé le cinéma hollywoodien comme l’expression de sa vision unique, influençant toute une génération de jeunes artistes.

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Tim Burton
Jusqu’au 26 avril 2010
Lieu : au MoMA, 11 West 53rd Street, New York City 10019
Tarifs : de 12$ à 20$
Horaires : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h30 à 17h30, le vendredi de 10h30 à 20h