02
déc

Pour son prochain film, Be Kind Rewind, le réalisateur français Michel Gondry a réalisé un site Internet, entre parodie et sweding.

Reconstruire Internet ?

Inventé pour le film, le mot sweding désigne le fait de « créer quelque chose de nouveau à partir de zéro en utilisant les matériaux et la technologie de tous les jours ». Le film est en effet un hommage à la création et à l’imagination. Un homme (Jack Black) efface par erreur tous les films d’un vidéo-club local où travaille l’un de ses amis (Mos Def). Pour les remplacer, tous deux vont alors réaliser eux-mêmes des remakes des films détruits (S.O.S. Fantômes, Robocop, etc.).

C’est dans cet esprit fait maison, « plein de charme et amusant », cher à Gondry qu’a été fait le site internet. En guise d’accueil, les deux personnages parodient l’affiche d’un des films détruits. Puis, un message nous avertit qu’« Internet est en train d’être effacé » et nous propose de le reconstruire. On entre alors dans une interface dessinée du moteur de recherche Google.

Il offre alors les rubriques classiques comme visionner le trailer dans une interface à la YouTube, mais aussi un guide du sweding et Swede yourself pour incruster sa photo sur une trentaine de pochettes de VHS : Rush Hour 2, Austin Powers, Le Seigneur des Anneaux, etc.

Source : Ecrans

16
avr

Les dragons ont résisté longtemps. Mythe fondateur de plusieurs cosmogonies antiques sur plusieurs continents, cet animal composite, né de toutes pièces de l’imagination humaine, a été tué officiellement par Georges Cuvier (1769- 1832), lorsque ce dernier a instauré les bases de la classification des grands groupes animaux. Jusqu’alors, on trouvait encore de faux dragons dans les cabinets de curiosités ou dans le commerce.

Pour retracer ce mythe universel, ses origines et ses multiples aspects, le Museum national d’Histoire naturelle lui consacre une exposition, Dragons entre science et fiction, dans la Grande Galerie de l’évolution, à Paris.

Les dragons, mythe universel

La trace la plus ancienne du dragon (qui vient du mot grec drakon, lui-même dérivé du verbe derkomai, qui signifie regarder avec intensité), vieille de six mille ans, a été découverte en Chine. Encore fêté aujourd’hui comme symbole du renouveau, de la fertilité et de l’abondance, le dragon chinois est à l’origine des dynasties impériales. Mais du serpent à plumes des Aztèques (Quetzalcoatl) au dragon-serpent en Indonésie, du Tiamat de Mésopotamie au dragon de Saint-Georges en Europe, le mythe a connu sur toute la planète une étonnante diversité de formes.

Dragons, entre science et fiction
Jusqu’au 6 novembre
Lieu : au Museum national d’Histoire naturelle, 6 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Horaires : du mercredi au lundi, de 10h à 18h (le samedi jusqu’à 20h)

Source : Le Monde