15
mar

Pour la première fois, la mode s’invite au Petit Palais, le temps d’un vibrant hommage au couturier Yves Saint Laurent, disparu en 2008. Dessins, vidéos et modèles dévoilent les 40 années de carrière de cet immense créateur, depuis ses débuts chez Dior à son ultime collection en 2002.

L’œuvre d’Yves Saint Laurent rappelle plus que jamais que la mode est un instrument de liberté pour les femmes. En 40 ans de création, Yves Saint Laurent a profondément renouvelé les codes vestimentaires, et par là, révolutionné la vie des femmes tout au long de la seconde partie du XXe siècle. En empruntant au vestiaire masculin le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne, il vêtit les femmes et fit passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre.

S’inspirant de la rue, de ses voyages imaginaires asiatiques et africains et de son dialogue avec l’Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh), Yves Saint Laurent n’a cessé de servir les femmes ; leurs corps, leurs gestes, leurs attitudes, leurs envies.

Du social à l’intime, son œuvre aura été celle d’un homme habité par le tourbillon des sens, comme un secret chuchoté à l’oreille, un rêve inchangé, un trouble inspiré.

Le dernier Mahārāja

Yves Saint Laurent
Jusqu’au 29 août 2010
Lieu : au Petit Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs : de 5,50€ à 11€

11
jan

Electric Revival

2010 à 00:12 | Commenter

Jusqu’au 4 février, le Musée d’Orsay propose à ses visiteurs un voyage au travers des décennies qui ont fait revivre l’Art Nouveau. Histoire de l’art, décoration intérieure, design et graphisme : autant de domaines sont conjointement touchés par le phénomène à travers une exposition protéiforme qui présente les différents cheminements de cette redécouverte et son insertion dans l’air du temps.

Oublié, voire discrédité, pendant de longues années, l’Art Nouveau fait l’objet au cours des années 1960 d’une réhabilitation touchant aussi bien l’histoire et le marché de l’art que la création contemporaine. Les origines de ce renouveau sont multiples : les femmes alanguies aux longs cheveux flottant de Mucha trouveront un écho dans la revendication d’une libération du corps féminin, les arabesques délirantes de Guimard, Gaudí ou Van de Velde résonneront avec les expériences hallucinogènes en vogue.

Entre design, illustration et mode, l’exposition explore les correspondances méconnues entre un mouvement esthétique purement formel et sa réappropriation contemporaine, collection à l’influence variée et inattendue.

Electric Revival

Art Nouveau Revival
Jusqu’au 4 février 2010
Lieu : au Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris
Tarifs : de 7€ à 9,50€
Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 21h45)

16
sept

Directeur artistique de Dior Homme et créateur de sa propre marque, Kris Van Assche ne brille pas que dans la sphère de la mode. Artiste complet, cet amoureux de l’art et de la poésie expose pour la première fois à la galerie Nuke.

Poète en grève

Travail plastique et onirique, l’installation Poète en grève affiche la réflexion du créateur. Kris Van Assche interroge l’importance et la place du poète dans le monde. Et souligne sa capacité le rendre plus beau.

Kris Van Assche se nourrit de la poésie du quotidien pour s’inspirer et créer. Un quotidien qui rassemble autour d’une cause des individus très différents. Certains hurlent, d’autres sont silencieux, certains engagés, d’autres distants… Voix, pancartes, hauts parleurs, l’installation est une réflexion sur le bruit, la manifestation, l’expression.

Ce qu’on ne peut pas dire, il faut le taire.

Ludwig Wittgenstein

Poète en grève, Kris Van Assche
Jusqu’au 30 septembre
Lieu : à la galerie Nuke, 11 rue Sainte Anastase, 75003 Paris
Horaires : du mercredi au samedi, de 14h à 19h

26
jan

Vues privées

2009 à 01:46 | Commenter

Vues privées

Hedi Slimane, ancien directeur artistique de la collection Dior Homme, a voulu rendre hommage à son mentor Yves Saint Laurent avec qui il a collaboré de 1997 à 2000, en offrant son objectif en témoignage à la demeure parisienne du grand couturier.

Un dernier hommage publié dans le numéro de février de l’édition française du Vogue et sur son blog avant la vente de la plus belle collection privée jamais mise sur le marché chez Christie’s les 23, 24 et 25 février prochain.