30
nov

Le MoMA explore du 22 novembre au 26 avril 2010 la pleine dimension de la carrière de Tim Burton le cinéaste, mais aussi du metteur en scène, de l’illustrateur, du photographe et de l’écrivain, à travers une importante rétrospective.

The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories

Retraçant le parcours imaginatif et graphique de Tim Burton, à partir de ses premiers dessins d’enfants jusqu’à la maturité atteinte dans ses films, l’exposition réunit plus de 700 œuvres rarement ou jamais vues : dessins, peintures, storyboards, images d’animation, marionnettes, maquettes, costumes, documents cinématographiques éphémères et une vaste série de films couvrant les 27 ans de carrière de l’artiste conceptuel.

L’exposition explore la façon dont Tim Burton s’est inspiré de la pop culture américaine et a réinventé le cinéma hollywoodien comme l’expression de sa vision unique, influençant toute une génération de jeunes artistes.

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Tim Burton
Jusqu’au 26 avril 2010
Lieu : au MoMA, 11 West 53rd Street, New York City 10019
Tarifs : de 12$ à 20$
Horaires : lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 10h30 à 17h30, le vendredi de 10h30 à 20h

27
août

Trash Dash

2009 à 03:00 | 1 commentaire

Il n’est pas de bonne ou de mauvaise raison de commencer la photo. Cependant Dash Snow doit probablement avoir la raison la plus cool. Livré à lui même dans les rues de New York à l’age de 13 ans, il décide avec ses potes de shooter leurs soirées pour être sûr de s’en souvenir le lendemain.

Trash Dash

Ses Polaroids, « uniques souvenirs de ses nuits », dépeignaient sans tabou l’univers du sexe, de la drogue et de la violence, son quotidien en somme. Ses graffitis, sculptures ou encore récents collages, réalisés à partir de coupures de journaux et montrant des officiers de police ou des figures d’autorités aspergés de son propre sperme, avaient renforcé sa réputation de jeune premier sulfureux.

L’œuvre trash de Snow, baignée toute entière dans la lumière crue d’un néon faiblard, était à l’image de sa vie. Considéré comme l’un des dix artistes américains les plus prometteurs, Dash Snow fait d’ores et déjà partie du panthéon des artistes légendaires disparus trop jeunes, aux côtés de Bas Jan Ader et Jean-Michel Basquiat. Dash Snow est mort d’une overdose d’héroïne le 13 juillet 2009 à Manhattan.

14
déc

Refuge cinéphile

2008 à 19:58 | Commenter

Après trois ans de travaux, le Forum des Images a rouvert ses portes le 5 décembre dernier au Forum des Halles de Paris. Ce lieu culturel s’installe tout naturellement dans la nouvelle Rue du Cinéma créée à l’initiative de la Ville de Paris.

Totalement réhabilité par l’architecte Anouk Legendre du cabinet X-TU, le Forum des Images va mener une double activité de programmation et de conservation, tout en permettant au grand public de découvrir le plus vaste choix de films et de documents à travers une programmation innovante.

Refuge cinéphile

Pour sa réouverture, le Forum des Images propose un catalogue qui promet de belles surprises dans les jours à venir avec un cycle consacré à New-York à travers une sélection de 150 films s’étalant sur tout le mois et la venue de Alejandro Jodorowsky, Bertrand Tavernier, James Gray, Jean-Jacques Beineix, etc. De quoi découvrir la grosse pomme sous des angles différents, grâce au regard des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma.

Le Forum se donne les moyens de faire des heureux et surtout de proposer une façon innovante de consommer l’art cinématographique, dans le respect qu’il se doit.

Refuge cinéphile

10
sept

C’était il y a un peu moins de cinquante ans : Warhol, Lichtenstein, Hockney ou Raysse inventaient le pop art à Londres et New York, et, à Paris, le Nouveau réalisme. C’est aujourd’hui, à Paris, dans les galeries qui font leur rentrée à partir du 8 septembre : la tendance au « néopop », la société actuelle mise en images précises et ironiques.

lls racontent le destin des choses. Xiao Fan, né à Nankin en 1954, établi à Paris en 1983, les peint propres et tentantes. Les clients les emportent en sortant des grandes surfaces. Ils en achètent tant qu’elles débordent et qu’ils s’y ensevelissent. C’est à peine si leurs têtes apparaissent derrière ces amas triomphaux. Légers, narquois, ces portraits de consommateurs heureux sont efficaces.

Tatjana Doll intervient à l’autre extrémité du processus, le stade du déchet. Son exposition, Vigilance propreté, réunit deux motifs, les poubelles vertes et les véhicules de nettoiement, tout aussi verts, de la Ville de Paris. La dextérité avec laquelle la Berlinoise en tire un parti pictural est étonnante. Elle excelle dans l’étude des surfaces plastiques abîmées, dans la représentation des balais jaunes tournoyant sur les chaussées, dans la suggestion des nuées humides qui s’élèvent de ces véhicules.

Autre variante du néopop encore : née à Vancouver en 1959, installée à Londres, Lisa Milroy se distingue par sa méticulosité maniaque. Que ce soit des vêtements sur des cordes à linge, des porcelaines dans des vitrines ou une vue de son atelier, elle ne néglige aucun détail et conçoit chaque toile comme sur le mode de l’énumération d’observations. Chacune, considérée séparément, est exacte. Mais, comme il serait impossible à un oeil humain de les percevoir toutes ensemble, leur somme glisse vers l’étrange par excès de réalité.

Pour que la tendance soit complète, il n’y manque même pas l’exposition d’un des pops historiques, Roy Lichtenstein (1923-1997). En 1967, loin des emprunts à la bande dessinée et à la presse, Lichtenstein a exécuté une suite de dix paysages marins. Ce sont des sérigraphies, associées à des photographies et à des surfaces découpées de Rowlux, matériau luisant qui produit des illusions optiques de reliefs et de moires – vagues ou nuages.

Jamais présenté en France jusqu’ici, cet ensemble de multiples qui avait été produit par le galeriste Leo Castelli démontre tout ce que peut le pop quand il s’applique non plus aux objets eux-mêmes, mais à leurs modes habituels de représentation, des plus artistiques aux plus publicitaires. Quand il se risque dans ces parages, il n’est plus si loin de l’art conceptuel. Une indication à méditer pour les néopops d’aujourd’hui ?

Les néopops marquent la rentrée de leur empreinte

Enjoy, Xiao Fan
Galerie RX, 6, avenue Delcassé, Paris-8e
Du mardi au samedi de 12 heures à 19 heures
Jusqu’au 10 octobre

Vigilance propreté, Tajana Doll
Galerie Jean Brolly, 16, rue de Montmorency, Paris-3e
Du mardi au samedi de 11 heures à 19 heures
Jusqu’au 5 octobre

Paintings, Lisa Milroy
Galerie Xippas, 108, rue Vieille-du-Temple, Paris-3e
Du mardi au samedi de 11 heures à 13 heures et de 14 heures à 19 heures
Jusqu’au 20 octobre

Ten Landscapes, Roy Lichtenstein
Galerie Philippe Casini, 13, rue Chapon, Paris-3e
Du mardi au samedi de 11 heures à 19 heures
Jusqu’au 3 novembre

Source : Le Monde

24
juin

Sculptures de porcelaine ou téléphone portable éclatant en morceaux, le photographe allemand Martin Klimas aime saisir les objets en pleine destruction, au moment éphémère de leur désintégration.

Son site, très bien réalisé, montre ainsi quatre séries de son portfolio, dont trois consacrées à la destruction d’objets matériels : vases, walkman et figurines. Cette dernière, intitulée Temporary Sculpture, est actuellement exposée à la Galerie Foley (New York).

http://www.martin-klimas.de

L’instant de la destruction

Source : Ecrans