21
déc

C’est l’événement culturel de la saison à Paris. Picasso et les maîtres, vaste exposition qui rassemble les toiles du peintre espagnol et celles d’autres grands maîtres qui l’ont inspiré, est ouverte jusqu’au 2 février 2009 (bon ok je suis pas en avance sur ce coup là, l’exposition étant accessible au grand public depuis le 8 octobre 2008) !

L’événement est tellement vaste qu’il mobilise trois sites : le Grand Palais, le musée du Louvre et le musée d’Orsay. Quelque 210 œuvres se trouvent rassemblées pour l’occasion, issues des collections les plus prestigieuses, publiques et privées, nationales et internationales.

Confrontant passé et présent, au-delà des ruptures stylistiques et des innovations formelles, l’exposition présente dans un parcours croisant approches thématique et chronologique, au gré de la peinture de Picasso et en la prenant pour seul guide : Greco, Vélasquez, Goya, Zurbarán, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Degas, Puvis de Chavannes, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt, Van Gogh. Espagnols, Français, Italiens, Allemands, ces peintres forment la trame plurielle d’un motif serré où la peinture apprend de la peinture. Un cannibalisme pictural sans précédent est à l’œuvre dans la démarche de Picasso qui érige en système, la peinture de la peinture.

En rupture avec les procédés académiques de transmission et de reproduction de la tradition – copie, paraphrase, citation – cette méthodologie nouvelle place la peinture au cœur de la connaissance du monde. Transposition, mimétisme, détournement, dénaturation forment quelques unes des figures de la stratégie déployée par Picasso à l’égard de ses peintres de prédilection. Il aura ainsi fécondé le modus operandi de la création moderne et contemporaine, la tirant aussi parfois du côté de la duplication perverse, de l’ironie et du pastiche.

Picasso et les maîtres

Simultanément, deux ensembles thématiques d’œuvres de Picasso sont regroupés au musée du Louvre, autour des Femmes d’Alger de Delacroix, et au musée d’Orsay, autour du Déjeuner sur l’herbe de Manet.

Picasso et les maîtres
Jusqu’au 2 février 2009
Lieu : aux Galeries nationales du Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h, le jeudi jusqu’à 20h
Tarif : de 12€ à 26€

24
août

Au terme de ce qu’on a coutume d’appeler le « désenchantement du monde », une partie de l’art moderne s’est inventée dans un paysage de croyances bouleversées qui continue de participer à l’invention des formes contemporaines.

Dans un parcours qui embrasse toute l’histoire de l’art du 20ème siècle, de C.D. Friedrich à Kandinsky, de Malevitch à Picasso et de Barnett Newman à Bill Viola, l’exposition Traces du Sacré qui vient de se terminer au Centre Pompidou veut donc interroger la manière dont l’art continue de témoigner, dans des formes souvent inattendues, d’un au-delà de l’ordinaire des choses et demeure, dans un monde tout à fait sécularisé, la voie profane d’une nécessité irrépressible d’élévation.

Afin de prolonger l’expérience de cette manifestation controversée et donc passionnante, le Centre Pompidou met en ligne un site internet où foisonnent les points de vue sur la question du sacré dans l’art, depuis les angoisses métaphysiques des romantiques, jusqu’à l’affirmation actuelle de l’homme comme seul maître de son destin.

Traces du Sacré

Un positionnement intéressant afin d’explorer les significations de la rémanence de ce questionnement et poursuivre la thèse de la naissance de l’art moderne dans cet environnement de croyances intemporelles.

http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/

11
fév

Après les générateurs d’art à la Pollock, à la Picasso, le design est également à portée de souris de chacun avec Easy Design, un logiciel conçu par Pascal Chirol et Yanis Perez.

Abstract Machine

Outil d’amateurs ou jouet pour graphistes, le générateur de graphisme Easy Design met à la portée de tous la « création » graphique. Disponible gratuitement sur Internet, le logiciel offre à l’utilisateur une banque d’image ainsi qu’une palette de styles et de formes graphiques Suisse, Ethnic, Pixel ou Robotech.

Mais la véritable particularité de l’application est d’intégrer des styles personnels de graphistes et d’artistes : John Maeda, Paul Cox ou Matisse. Si certains graphistes n’ont pas apprécié la vulgarisation de leur style et en ont demandé le retrait du logiciel, d’autres comme John Maeda ont encouragé l’initiative.