25
mai

Manifestation triennale, organisée à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication, La Force de l’Art a pour ambition d’offrir une scène à la création contemporaine en France et aux artistes qui l’animent, dans la diversité de leurs origines et de leurs initiatives. Deuxième édition de cette manifestation, La Force de l’Art 02 se déploie à partir de la nef du Grand Palais, jusqu’au 1er juin 2009.

Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais et Didier Ottinger sont les trois commissaires choisis par le Ministère de la Culture et de la Communication et la délégation aux Arts Plastiques, pour en construire les programmes. Leur propos : affirmer la force autonome et l’irréductible singularité de l’œuvre d’art. Et ce, en proposant au public les clés pour aborder au mieux les propositions, mais aussi les sujets les plus variés des débats actuels de l’art et de la société.

L’ambition de La Force de l’Art est de susciter et de stimuler l’énergie et le potentiel poétique propre aux œuvres, afin que celles-ci expriment et revendiquent à la fois leur autonomie et l’amplitude de leur champ d’action. L’exposition déploiera le temps de leur construction intime les strates de leur archéologie, La Force de l’Art 02 est l’éclatement de l’art en plusieurs espaces–temps.

La Force de l'Art 02

Des lieux, des scènes et des parcours multiples, autant de manifestations et d’univers singuliers, qui se répondent et se croisent. Autant d’œuvres, choisies pour leur puissance expressive, qui témoignent chacune de l’itinéraire prospectif d’un artiste contemporain, de ses engagements et de ses choix esthétiques.

Et parce qu’elles s’inscrivent également dans un réseau complexe de souvenirs, de références et d’interactions avec le contexte social, humain, historique et artistique, l’événement tentera de faire entendre, à travers leurs voix, le souffle de notre époque.

La Force de l’Art 02
Jusqu’au 1er juin
Lieu : à la nef du Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Tarifs : de 4€ à 6€
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 19h, les jeudi, vendredi, samedi et dimanches jusqu’à 23h

20
avr

Einige Kreise

2009 à 00:04 | 4 commentaires

Actuellement et jusqu’au 10 août 2009 se tient au Centre Pompidou une grande rétrospective de l’œuvre de Vassily Kandinsky. De la représentation à la non-figuration, la rétrospective proposée par le Centre Pompidou illustre le parcours d’un peintre inventeur.

Né à Moscou en 1866, Vassili Kandinsky, fils de famille aisée, est mort à Neuilly-sur-Seine en 1944. Entre-temps, il aura vécu deux temps forts de la création au XXème siècle : le Cavalier bleu à Munich avant la Première Guerre mondiale et le Bauhaus à Weimar et à Dessau dans l’entre-deux-guerres.

Dans ce parcours tourmenté, bien qu’ayant eu tardivement la révélation de la peinture, après des études de droit et d’économie, il a bouleversé l’histoire de l’art et construit son destin en devenant un pionnier de l’abstraction.

Einige Kreise

L’exposition du Centre Pompidou retrace ce cheminement au travers d’une centaine de tableaux. Elle montre comment, porté par une « nécessité intérieure », l’artiste abandonne la représentation de la réalité au profit de ce que Christian Derouet, commissaire de l’exposition, appelle la « non-figuration ».

L’achèvement du catalogue raisonné de son œuvre, les récentes découvertes en Russie permettent de restituer l’unité d’une œuvre picturale qui dépasse de beaucoup la reconnaissance posthume de l’artiste.

Kandinsky
Jusqu’au 10 août
Lieu : au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tarifs : de 10€ à 12€
Horaires : tous les jours de 11h à 21h (nocturne le jeudi jusqu’à 23h)

02
fév

L’Hôtel de la Monnaie de Paris accueillera du 6 février au 31 mai 2009 la dernière exposition de David LaChapelle. Cette rétrospective du célébre photographe américain est la plus vaste et la plus complète jamais organisée à ce jour en France.

Outre les clichés les plus connus de l’artiste, comme les portraits de grandes célébrités, les scènes qui reflètent, exposent et commentent le culte de la personnalité, la perversité de la culture populaire ou le monde des stars hollywoodiennes réalisées pendant ces 25 dernières années, seront également présente pour la première fois des séries inédites créent récemment où David LaChapelle travaille sur des scènes et des recréations de la condition humaine plus historiques et visionnaires comme dans Musée, Statue, Cathédrale, Eveils (en s’inspirant du récit du grand déluge de la Genèse) et la série Déluge inspirée du chef d’oeuvre de Michel Ange réalisé à la Chapelle Sixtine qui traitent le sujet de la famille humaine dans la catastrophe et la perte, à la recherche du salut et du divin.

Présages d'innocence

Enfin, en exclusivité et pour la première fois en Europe, le public pourra découvrir la toute dernière nouvelle série réalisée en 2008 qui s’intitule Présages d’innocence (en référence au poème de William Blake Auguries of Innocence). Cette série fait preuve d’une démarche innovante de l’artiste dans laquelle il repousse les frontières de la photographie pour travailler sur des scènes ou installations grâce à l’utilisation de nouveaux modes de fabrication à la fois industriels et de haute technologie. Le regard du photographe passe ainsi de la 2D à la 3D, faisant naître une participation et une expérience actives du public grâce au dynamisme créé par la collision de l’image et de la forme, de la forme et du contenu.

Présages d’innocence, David LaChapelle
Du 6 février au 31 mai 2009
Lieu : à l’Hôtel de la Monnaie, 11 Quai de Conti, 75006 Paris
Horaires : tous les jours de 10h30 à 19h (les lundis et vendredis jusqu’à 22h)
Tarif : de 8€ à 10€

26
jan

Vues privées

2009 à 01:46 | Commenter

Vues privées

Hedi Slimane, ancien directeur artistique de la collection Dior Homme, a voulu rendre hommage à son mentor Yves Saint Laurent avec qui il a collaboré de 1997 à 2000, en offrant son objectif en témoignage à la demeure parisienne du grand couturier.

Un dernier hommage publié dans le numéro de février de l’édition française du Vogue et sur son blog avant la vente de la plus belle collection privée jamais mise sur le marché chez Christie’s les 23, 24 et 25 février prochain.

21
déc

C’est l’événement culturel de la saison à Paris. Picasso et les maîtres, vaste exposition qui rassemble les toiles du peintre espagnol et celles d’autres grands maîtres qui l’ont inspiré, est ouverte jusqu’au 2 février 2009 (bon ok je suis pas en avance sur ce coup là, l’exposition étant accessible au grand public depuis le 8 octobre 2008) !

L’événement est tellement vaste qu’il mobilise trois sites : le Grand Palais, le musée du Louvre et le musée d’Orsay. Quelque 210 œuvres se trouvent rassemblées pour l’occasion, issues des collections les plus prestigieuses, publiques et privées, nationales et internationales.

Confrontant passé et présent, au-delà des ruptures stylistiques et des innovations formelles, l’exposition présente dans un parcours croisant approches thématique et chronologique, au gré de la peinture de Picasso et en la prenant pour seul guide : Greco, Vélasquez, Goya, Zurbarán, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Degas, Puvis de Chavannes, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt, Van Gogh. Espagnols, Français, Italiens, Allemands, ces peintres forment la trame plurielle d’un motif serré où la peinture apprend de la peinture. Un cannibalisme pictural sans précédent est à l’œuvre dans la démarche de Picasso qui érige en système, la peinture de la peinture.

En rupture avec les procédés académiques de transmission et de reproduction de la tradition – copie, paraphrase, citation – cette méthodologie nouvelle place la peinture au cœur de la connaissance du monde. Transposition, mimétisme, détournement, dénaturation forment quelques unes des figures de la stratégie déployée par Picasso à l’égard de ses peintres de prédilection. Il aura ainsi fécondé le modus operandi de la création moderne et contemporaine, la tirant aussi parfois du côté de la duplication perverse, de l’ironie et du pastiche.

Picasso et les maîtres

Simultanément, deux ensembles thématiques d’œuvres de Picasso sont regroupés au musée du Louvre, autour des Femmes d’Alger de Delacroix, et au musée d’Orsay, autour du Déjeuner sur l’herbe de Manet.

Picasso et les maîtres
Jusqu’au 2 février 2009
Lieu : aux Galeries nationales du Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h, le jeudi jusqu’à 20h
Tarif : de 12€ à 26€