11
oct

Pour la troisième année consécutive le Château de Versailles s’ouvre à l’art contemporain. Après l’américain Jeff Koons et le français Xavier Veilhan, c’est au tour du plasticien japonais Takashi Murakami d’exposer ses œuvres colorées à Versailles. Cette invitation fourni à l’artiste l’occasion de présenter une rétrospective de ses travaux dans quinze salles du palais.

Les Fleurs du Mal

Depuis la fin de ses études à l’Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo, Takashi Murakami revendique la pratique d’un art japonais autonome et analyse la manière dont celui-ci peut se démarquer face au modèle occidental. Faussement joyeuse, elle s’inspire avant tout des dérèglements du monde moderne depuis Hiroshima.

Ses œuvres cristallisent la nouvelle subculture de Tokyo, puisant directement ses sources à la fois dans la peinture japonaise historique et dans l’imagerie manga, qu’il détourne ou amplifie sur des thèmes où émergent des questionnements souvent absents des bandes dessinées japonaises.

Il est probable que le Versailles de mon imagination corresponde à une exagération et à une transformation de mon esprit jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière. C’est ce que j’ai essayé de saisir dans cette exposition.

Murakami Versailles, Takashi Murakami
Jusqu’au 12 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

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26
oct

Un an après l’Américain Jeff Koons, c’est au tour du jeune plasticien français Xavier Veilhan d’investir le domaine royal de Versailles.

Du 13 septembre au 13 décembre 2009, l’artiste français y installe une quinzaine d’œuvres, essentiellement des sculptures, réparties entre la cour d’honneur, la cour royale, les escaliers Gabriel et de la Reine, et les jardins.

Artiste attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, Xavier Veilhan s’est permis de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV, une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Les œuvres appartiennent pour la plupart au galeriste Emmanuel Perrotin.

Le destin d'un roi

Seul, le Carrosse est une commande publique du CNAP et rejoindra la collection du Centre National des Arts Plastiques après l’exposition. Les six chevaux lancés au galop du Carrosse semblent avoir traversé le mur du temps. Inspirée de l’attelage de Louis XIV, pixelisée et réalisée en tôle pliée et soudée, la sculpture est l’attraction du château de Versailles.

Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs œuvres ou groupe d’œuvres spécialement créées pour l’occasion, en établissant une continuité entre l’histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur.

Veilhan Versailles, Xavier Veilhan
Jusqu’au 13 décembre
Lieu : au Château de Versailles, Place d’Armes, 78000 Versailles
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans

22
sept

Pop & Kitsch

2008 à 00:16 | Commenter

Au delà d’être l’artiste le plus cher au monde, Jeff Koons devient le Roi Soleil pour au moins quelques semaines au Château de Versailles. Chef de file d’un néo-pop kitsch que certains trouvent déplacé en ce lieu prestigieux, ce sont dix sept œuvres de l’artiste représentant l’ensemble de sa carrière des années 1980 à aujourd’hui qui seront présentées à Versailles du 10 septembre au 14 décembre 2008.

Que l’on aime ou non l’œuvre de Jeff Koons, il faut reconnaître que son stage dans les appartements du Roi, où il semble ne faire que passer, sans grands dommages mais sans grands effets, révèle quelque chose d’inattendu. Dans cet espace où tout est fragmenté, segmenté, où chaque surface est subdivisée, chaque ligne brisée ou courbée, le schématisme géométrique, la composition des lignes régulières, la régularité des surfaces, la couleur unie des œuvres de Jeff Koons renvoient plus au formalisme des modernes qu’aux fanfreluches.

Koons a le souci maniaque de la perfection passé à la moulinette du pop et son insatiable pari visant à placer l’art en tant que vecteur privilégié du merchandising ne risque pas de s’arrêter au pied du Château de Versailles.

Pop & Kitsch

Jeff Koons, Château de Versailles
Jusqu’au 14 décembre
Horaires : Tous les jours, sauf lundi de 9h à 18h30 (jusqu’à 17h30 dès le 1er novembre)
Tarif : 13,50€, gratuit pour les moins de 18 ans